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de cmi "coureurs du monde en isère"

Ils (et elles) ont vécu des moments uniques, à l'autre bout du monde ou près de chez eux. Ils nous en parlent...

 

 

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Jeu-concours & cadeaux à la fête de CMI

Lors de la fête du club, un jeu-concours par tables était proposé avant le dessert, permettant à la table gagnante de gagner une boisson à bulles pétillantes pour tous les convives. Chacune des 11 tables a donc désigné son délégué, chargé de monter en tribune et de répondre au mieux aux questions posés par maître Bernard, huissier de justesse, assistée de Marjorie, surveillante. Des questions tantôt faciles, d'autres plus rudes, où chaque mot avait son importance. Toutes les tentatives d'intimidation des voisins  ou de corruption du jury, voire de triche ou de copiage, ont échoué ; et après l'énoncé des 10 questions, puis de la question subsidiaire et enfin de la "question qui tue", il était temps de départager les délégués.

Le podium appelait en 3e la "Table d'Ali" avec 6 points, puis en 2e la "Table des familles" avec 6,25 points (un quart de point a été attribué pour la réponse à la "question qui tue" où le délégué a noté le nom du président de CMI, ayant entendu "champion" au lieu de "champignon" dans la question). Et le vainqueur est la table "Vinay, canal historique", avec 7 points grâce à Emmanuel, leur délégué. A eux la bouteille (qui s'ajoutait aux précédentes, déjà vides). Indomptables Vinois ! Et vous auriez-vous su répondre au questionnaire suivant ?

Les questions :

1- En quelle discipline CMI est-il champion de France mixte en 2017 ?  

2- Comment s'appelle la compétition d'athlé par équipes organisée par CMI ?

3- Quel fut le dernier record olympique au saut en hauteur sans élan (en 1900) ?

4- A Vinay, quel nom propre porte le stade où évolue CMI ?

5- Dans le sigle de notre club partenaire F2V, que signifie la lettre F ?   

6- Quel lancer voit un record féminin de CMI établi à 33m46 ?

7- En marche nordique, comment se nomme la fixation remplaçant la dragonne  ?

8- Quelle épreuve voit le record féminin CMI meilleur que le record masculin ?  

9- Dans le sigle de notre activité PPG, que signifie la lettre G ?   

10- En quelle catégorie évolue maintenant un athlète né en 1998 ?   

Question subsidiaire :   En cross, quel est le nombre maximum de pointes autorisées par chaussure ?

Question qui tue :      Quel mot désigne à la fois un champignon, une pièce d'automobile,      un poisson, un instrument de musique et celui qui en joue ?

Les réponses : (KM Vertical) (Le Trigolo) (1m65 - Américain Ewry) (Chassigneux) (Foulée) (Marteau - J. Usseglio) (Gantelet)  (100KM : 9h01/9h04') (Générale) (Espoirs) /  11 / Trompette

 

photo : Avec la mascotte Michka et la fée Valérie, après la distribution des cadeaux

Pendant la soirée, le Père Noël, trop pris par la préparation de son traîneau, avait délégué sa fée préférée, Valérie, pour distribuer des cadeaux aux enfants de 1 à 11 ans (merci le GAN) qui étaient appelés par année de naissance à la tribune. Ils en sont redescendus les yeux brillants ; mais ils n'étaient pas au bout de leur surprise, car au lieu des rennes du traîneau, c'est l'ours Michka qui les attendait pour des danses endiablées. 

 

Les Vinois éclairent la Nocturne des Teppes

 

Samedi 28 octobre 2017, dans l'ombre de la forêt profonde les loups les guettent... Dans le massif de la Chambotte près d'Aix-les-Bains, un parcours de nuit (35km) en relais par 2 (15km + 20 km) dans les bois des Hauts de l’Albanais, avec un dénivelé positif de 1600 m entre les cols de la Chambotte et du Sapenay. La nuit, tous les chats sont... verts. Car Emmanuel Bosc fait équipe avec Benoit Pierrat, Ludovic Dupont et Hervé Boutry dans une formation 100 pour sang vinoise de coachs CMI-Vinay.

 Emmanuel : "Je crois que j'ai fait une grosse erreur en acceptant... je voulais simplement faire une sortie longue moi". Heureusement, il pourra compter sur les autres : Benoit sort de trois semaines de virus, Hervé a quitté ses béquilles depuis quelques semaines seulement et Ludo s'entraîne fort... pour le repas du club ! Punaise, dire que j'aurais - presque - pu être sélectionné dans cette équipe de choc avec mes 2 kilomètres (et demi) d'entraînement en 5 mois. Regrets... Une belle équipe donc, on suivra leurs exploits ! Si on arrive à les retrouver dans les Teppes.

 

photo : Y'avait l'Américain aux cheveux orange dans l'équipe ?

Résultats : à minuit, Ludo et Hervé ont fini mais... "Nous ne savons pas où sont Manu et Benoît. Nous attaquons la soirée !" On leur fait confiance pour la récup... Encore ont-ils renoncé suite à la soirée dansante d'après-course à enchaîner le lendemain avec le trail de Saint Offenge, à côté d'Aix également. Finalement, le duo Ludo-Hervé termine 13e en 3h26' et le duo Manu-Benoît 32e en 3h46'. Emmanuel : "me voilà avec un dossard sur le ventre 4 ans après l’Echappée Belle, merci Benoit d’avoir accepté au pied levé ce projet (malgré une cheville qui va refuser la flexion au fil des kilomètres". Ludo : "C’était très sympa avec des singles techniques, des crêtes, des montées régulières et d'autres bien nerveuses sur un terrain ressemblant comme deux gouttes d’eau à nos chemins du Vercors. Bref tous ont adoré". Retour dans la nuit pour nos mousquetaires. Aux dernières nouvelles, ça fait 2 jours qu'ils ont oublié une meule de reblochon dans le Kangoo garé au sdleil.

         photo : La nuit se poursuit, fatigués...

 

 

Christophe le Saux à L'Annapurna Mandala Trail


Un an après le terrible tremblement de terre qui a frappé les Népal et ses habitants, les participants de l'Annapurna Mandala Trail ont pu constaté l'étendue de la catastrophe encore pas cicatrisée et la force de sa population à se reconstruire compte tenu du contexte économique et sanitaire du pays. En plus de sa victoire à la course, Christophe a également pris le temps d'explorer les environs et apporter des vivres aux habitants des villages environnants.

photo : passerelle himalayenne

 

Benoît Laval retenu pour la Barkley US

 Dernière minute : Benoît a réussi à boucler 2 tours. Seuls trois participants aguerris en ont fait 3, et un seul a accompli le parcours complet. Benoît : "Merci à toutes et tous pour vos commentaires, encouragements et pour votre suivi tout au long de cette Aventure ...!"

Quelque chose de Tennessee ? C'est sans doute la course la plus dure au monde avec à peine un infime pourcentage d'arrivants : depuis sa création en 1986, seulement douze participants ont complété les cinq boucles de 20 miles et plus de 16.000 mètres de dénivelé positif, sur un parcours qui n’est pas balisé et où il faut prouver son passage en arrachant des pages précises (correspondant à son numéro de dossard) de livres répartis et cachés sur le circuit. Et aucun non-américain n’a terminé cet événement depuis 20 ans. Finir cette course reste une exception qui n'arrive pas tous les ans... Et pourtant, ils sont nombreux à tenter de s'inscrire chaque année, mais très peu sont retenus.

Or Benoît Laval (CMI) vient de recevoir sa confirmation d’inscription sous forme de lettre de condoléances : "Cher Benoit, j’ai le regret de devoir vous informer que votre nom a été choisi pour la Barkley 2016 qui se tiendra le 2-4 Avril 2016 à Frozen Head State Park, dans l’État du Tennessee, USA. Je vous préviens que cette entreprise ne sera rien de plus qu’une longue période de souffrances indicibles, à la fin de laquelle vous ne finirez par trouver que l’échec et l’humiliation. Au mieux, vous ne pourriez en réchapper sans encourir des dommages physiques permanents et des cicatrices psychologiques, qui vous tourmenteront pour le reste de votre vie. Vous pouvez, si vous le désirez, passer les mois qui vont venir entre aujourd’hui et avril à effectuer une vaine tentative de préparation suffisante pour vous permettre de couvrir une plus grande distance avant votre disparition ultime. Cependant, il serait probablement préférable de passer ce temps de mettre vos affaires en ordre. Mettez à jour vos dernières volontés, visitez des amis et des parents..."

En préparation, Benoît a bouclé l’Ultra-Trail Gobi-Race, 400 km de course non-stop en 107 heures, via les vestiges de cités ancestrales et de la Route de la Soie dans le plus grand désert du monde, le désert de Gobi : "Nous avons couru sous un soleil de plomb et des températures au-dessus de 40°C, mais aussi dans un froid glacial avec des températures de -10 • C, au cœur d’une tempête de sable et de neige. J’ai atteint la ligne d’arrivée, mais cela a été un des plus grands et difficiles efforts d’endurance pour mon corps."

 

 

Maïté s'impose au Ventoux

 

Maité LECOUTY (licenciée CMI en course à pied) a gagné le Triathlon du Ventoux. Une grosse performance sur cette épreuve renommée dont les coureurs connaissent la partie course à pied. Elle affrontait 2km de natation, 90km de vélo avec ascension du Ventoux par Bédoin, 18km de trail au mont Serein. Elle avait bien préparé cet objectif (qui tombait hélas en même temps que les France de Montagne). Maïté devrait participer à l'automne à un Semi-marathon où ses possibilités sont réelles. Le Ventoux réussit toujours aux filles de CMI puisque Amélie Kersalé s'était imposée l'an dernier dans la montée pédestre version montagne, et Célia Chiron dans l'ascension version trail

 

   photos : Arrivée au sommet du Ventoux - Maïté en cross

Stage Montagne de F2V

 

Notre club partenaire et ami de F2V organisait à l'occasion du grand pont du 8 mai un stage Montagne dans un gîte à Villard-de-Lans, bien dans la tradition sportive et festive des stages Montagnes de CMI à Autrans, sans oublier les fondamentaux (et pas seulement en course). Sous la houlette expérimentée d'Antonio Gallego, ce stage a affiché complet très vite avec une trentaine de personnes ; toutes et tous ont pu perfectionner leur technique - dans diverses "disciplines" - en attendant de s'essayer en course de montagne prochainement. Retrouvez les (belles) photos de sport, d'ambiance et de camaderie sur le site http://www.foulee2v.fr/portail/ Pendant ce temps, les CMI reconnaissaient le parcours du futur France de Montagne où l'on devrait retrouver quelques F2V dans l'Open. Ca promet !

photo : Là haut sur la montagne ... Autres photos sur le site F2V en pages Liens

 

Christophe Le Saux au Marathon des Sables 2015

 

Il termine 1er Français au terrible Marathon des Sables 2015. Christophe Le Saux (CMI) est un habitué et il a franchi sans hésitation les cinq étapes (dont la plus longue de 91km !) dans des conditions très rudes, entre dunes et oueds sous une chaleur torride. A peine rentré, il se penche déjà sur l'organisation du Madagascar trail du 1 au 11 octobre 2015 : "un beau trail pour bien préparer la Diagonale des fous". 

Le classement général

  1. Rachid EL MORABITY (MAR), 20h21mn39s, Abdelkader EL MOUAZIZ (MAR), 20h35mn23s, Aziz EL AKAD (MAR), 21h06mn57s, Samir AKHDAR (MAR), 21h41mn13s, Salameh AL AQRA (JOR), 21h46mn26s, José Manuel MARTÍNEZ (ESP), 21h54mn41s, Christophe LE SAUX (FRA), 22h42mn01s, Danny KENDALL (GBR), 22h53mn11s, Antoine GUILLON (FRA), 22h58mn56s, Marco DE MARTIN (SUI), 23h01mn23s

photo (merci organisation) : Christophe à l'arrivée

 

Laura & Florian au Rallye auto  4L Trophy

 

On connaît la fratrie Callet à CMI, des quadruplés qui font presque tout par 4 : Si Florian fait du vélo, Laura (demi-fond), Damien (course hors stade) et Thibault (10km et surtout marche, dont il détient des records de CMI) font le bonheur de CMI. S'ils passent le bac ou le permis de conduire par fournée de quatre, c'est cette fois par deux - avec Laura et Florian - qu'ils ont décidé de réaliser le raid auto humanitaire bien connu du 4L Trophy : ce n'est pas la rapidité qui compte sur les pistes africaines, mais l'orientation et le pilotage de ce vénérable ancêtre automobile . Voici un article qui vous raconte leur aventure et comment les aider.

 

 

 

CMI au Tour de France cycliste

 

 

 Pas de coureur cycliste estampillé CMi sur le Tour 2014, mais des supporters dans l'étape du 18 juillet 2014 conduisant à Chamrousse, via Tullins et St-Quentin. Beaucoup de CMI massés au bord des routes, sous un soleil de plomb, attendant pendant trois heures un peloton qui passe en quinze secondes sans un regard, et une petite délégation montée la veille avec femmes et enfants sur les pentes de l'arrivée. Nuit de veille, bien dans l'ambiance CMI, tout en vert (même la boisson) : perruques vertes, maillots verts. Steph : "On a été sérieux pendant la course avec les maillots du club. Bon moins pendant la nuit, mais sans le maillot du club"... On a des preuves en photos. Seule la peinture (made in Hollande) est orange

photo : Sur les pentes de Chamrousse, la caravane publicitaire a laissé tomber deux lots

Christophe Le Saux à La Réunion... et au Pérou

Une équipe de CMI était à la Réunion pour le Grand Raid (voir en pages Echos 12). Et parmi eux, l'infatigable Christophe Le Saux (CMI), revenu du Pérou et prêt à partir en Martinique et qui faisait étape dans l'île de La Réunion pour cette "Diagnonale des Fous". Récit d'un autre "coureur du monde" pour ses amis de CMI... 

"22H à Cap méchant : me voila au départ des 20 ans du grand raid de la Réunion. Je suis cool, après l’enchaînement de la TDS et du TDG je n'ai aucune pression, je décide d'aborder cette course comme un 300 km. Après 7 km dans le peloton de tête, je ne me sens plus à ma place, je ralentis et prends mon rythme de croisière, vers la 20ème place. Les conditions météo sont catastrophiques avec des chemins qui se sont transformés en torrent et le cirque de Mafate  aussi chaud que le désert du Sahara. Je me suis perdu trois fois à cause du brouillard et d'un balisage trop juste. Le parcours est d'une technicité incroyable avec des murs à escalader et limite à descendre en rappel.
J'ai fait ma course seul sans assistance, les mêmes vêtements et mes hoka de sept lieux du début à la fin car je me suis tout fait voler dans la voiture de location la veille du départ .Mais heureusement qu'il me restait une tenue et un sac dans notre logement.
Le principal, c'est que j'ai vraiment pris du plaisir  : être rustique c'est ma politique... Faire corps avec la nature, m'abreuver dans les rivières et manger dans les arbres... En auto-suffisance, c'est ce que j'aime. Le jour levé, le soleil me réchauffe et je remonte petit à petit les places : au km 120 je me sens super bien, je décide d'accélérer ce qui me permettra de finir 5e .
Ce grand Raid restera dans les annales à cause de sa dureté, mais aussi surtout de la perte d'un traileur  qui était venu juste faire du sport. Aujourd'hui j'ai une grande pensée pour cette homme.Encore un grand merci à tous les gens qui m'ont soutenu".

A noter : Christophe organisera le Trail des Cités d'or qui aura lieu au Pérou en mai 2013, une magnifique aventure sportive et culturelle.

photo : Christophe a bouclé l'épreuve avec les meilleurs

 

Julien Chorier au Japon

Prochains rendez-vous de Julien Chorier (CMI), l’ultra trail du Mont Fuji le 18 mai 2012 au Japon et ses 3776m d'altitude, avant le Zugspitz Ultratrail en Allemagne du 22 au 24 juin et l’UTMB du 31 août au 2 septembre à Chamonix. Un vrai "coureur du monde"...

 

Christophe Carpentier au National de cross Sapeurs Pompiers

Christophe Carpentier (CMI) était qualifié pour cette finale le 31 mars 2012. Il nous livre quelques impressions : "Finis l'aligot et les tartines de roquefort, le menu du jour était sélectif, à base de dévers, beaucoup de relances et de montées/descentes sur plus de 8km. Je sentais qu'améliorer mon résultat de l'année dernière (27e/306 classés), allait être plus dur, car des départements étaient venus en force. Je fais un départ prudent au sein de 346 participants, qui représentent les 5 meilleurs de chaque département français. Je me retrouve dans la centaine, mais pas encore trop loin des premiers. Après avoir digéré ce départ toujours rapide, je commence ma remontée et me fais plaisir à gagner des places, mon dauphin isérois (Michel Saad) sur mes talons ! On court en équipe. Je suis pas mal, mais je sais qu'il va finir plus fort que moi (il a déjà fait un podium au national). Je m'accroche à ses talons tant bien que mal. Mes pulsations n'ont jamais étaient aussi hautes 175-178/min, je suis au taquet ! Je le laisser partir... car je commence à être dans le rouge et il faut que je gère le final. Je suis proche de l'asphyxie (chose que je ne retrouve pas sur un marathon par exemple). Je bataille jusqu'au bout pour garder ma place. Je finis à 10 secondes de l'Isérois, qui fait 22e. Ces 10 secondes me coûtent 5 places au général. Conclusion, je finis à la même place que l'année dernière (27e/304 classés), mais sur un parcours plus dur et avec une vitesse plus élevée,
passant de 15,74 km/h à 16,6 km/h". Belle course Christophe !

Sur les pentes de l'Annapurna

Comme certains font leur sortie dominicale dans le Vercors ou en Chartreuse, lui choisit plutôt un autre bout du monde, si possible du très haut perché. On a donc retrouvé récemment Christophe Le Saux (CMI) sur les pentes de l'Annarpurna au Népal, dont le sommet - dompté pour la première fois par l'expédition française de Maurice Herzog - dépasse les 8000 mètres d'altitude. C'est un peu plus bas que le Tullinois a disputé avec Fanny Nédelec (CMI) cette course internationale de l'Annapurna 100, trail de 100km en très haute montagne, de Pokhara à Poonhill et retour, qui prend au trekkeur classique bien entraîné une moyenne de cinq jours... et qu'il a bouclé en un peu plus de treize heures en portant son sac. Un "petit parcours" de 70km était également proposé.
Depuis trois ans, en dépit des troubles politiques dans les vallées, la course  gagne en popularité, en renommée et en parcours aux panoramas majestueux sous le toit du monde, sur des sentiers de montagne et de forêt vraiment pentus. Avec vue sur les massifs des Annapurnas, du Daulaghiri ou du Matshuputchare, et la traversée de rares villages d'altitude où les habitants - eux aussi habitués par nécessité à la marche en montagne - font bon accueil aux coureurs. D'ailleurs les inscriptions des coureurs étrangers servent à financer celles des coureurs népalais pour promouvoir la pratique sportive et encourager les talents locaux.
Au classement final (hors Népalais), Christophe Le Saux (CMI) l'emporte en 13h16', soit pratiquement le même temps que les premiers du "trail court" de 70km ! Il est gâté, lui qui cultive pour 2012  des objectifs de course à superlatifs : dans la forêt la plus grande au monde (l'Amazonie) avec le Guyan'trail sur 200 km en sept étapes, dans le plus grand désert du monde (le Sahara) avec le Marathon des Sables, et dans les deux plus hautes chaînes de montagne au monde : la Cordillère des Andes et l'Himalaya ! Le classement réservé aux locaux a vu la supériorité des coureurs de l'armée népalaise, pour lesquels la haute montagne est un terrain de jeu ancestral et quotidien : Aite Tamang et Sudip Kulung terminent au sprint après près de douze heures d'efforts.
En récupération, Christophe accompagnera Fanny sur le Trail des Huiles dans le massif de Belledonne (organisé par Arno... de CMI), celle-ci préparant la Cordillera Blanca, un trail de 200 km au Pérou par étapes à plus de 4000 m d'altitude, ainsi que le Championnat de France de trail, l'éco-trail de Paris, les Templiers ou la SaintéLyon.Rien que du lourd !


photo (merci à l'organisation)Annapurna, oh, c'est haut !

TransMartinique décembre 2011

"Quatre heures du matin, nous voila une centaine de personnes, en train de nous réveiller dans la salle polyvalente de Grand Rivière en Martinique, petit village à l’extrême nord de l’île aux fleurs qui vit de l’agriculture et de la pêche. J’aime cette ambiance d’avant course, on prend un bon petit déjeuner offert par l’organisation et toutes les classes sociales se retrouvent à discuter ensemble. C’est cela la magie du trail, rassembler des gens qui ne se seraient jamais rencontrés dans la vie de tous les jours. On est tous à la même enseigne, on va tous avoir des moments de joie, de pleurs et de souffrance dans cette ultra tropical. Seul un numéro et notre nom sur le dossard nous différenciera..."

 Au départ

Et son nom à lui, c'est Christophe Le Saux (CMI) qui va boucler cet ultra de 133km (D +/- 5400m) en 21h05' et terminer à la 3e place dans cette jungle luxuriante et boueuse : "On doit franchir des troncs, traverser des rivières et des plantations de bananes ou de cannes à sucre, éviter les racines, monter et descendre des murs naturels à 4 pattes ou à l’aide de corde, un vrai parcours du combattant". En récup, Christophe s'est offert l'île de la Dominique et sa traversée de 185 km avec 9000m de dénivelé +. Retrouvez son témignage sur : http://www.transmartinique.com

Christophe : le lion de l'Atlas

Christophe Le Saux, nouvel adhérent de CMI après un long séjour en Guyane, nourrit le projet de courir un grand trail international sur chacun des cinq continents en moins d'un an. Et cette idée commence à prendre forme : déjà vainqueur ou sur le podium de grandes courses en Australie (The Track Outback Race : 520 km en neuf étapes et en autosuffisance alimentaire), en Amérique (le Guyan' Trail : 207 km en sept étapes dans la jungle amazonienne ; la Cordillera Trail : 200km et huit cols de plus de 4500m dans les Andes), et en Europe (le Tor des Géants : 330 km et 24 000 mètres de dénivelé positif), il s'attaquera bientôt à l'Asie avec en novembre une course de  200 km dans le désert du sultanat d'Oman puis un 100 km sur les hauts sommets du Népal pour la nuit de la Saint-Sylvestre. Chacun son plaisir !

Entre-temps, il a coché une quatrième case sur sa carte du monde en terminant une course dans le massif de l'Atlas, jadis pays des lions rois. Cet ultra-trail Atlas-Toubkal est pour lui une récréation, car les distances y sont plus "modestes" : seulement deux étapes de  42 km avec 2500 m de dénivelé puis 27 km avec 1500 m de dénivelé. Mais beaucoup de péripéties à raconter. Nous l'avons rencontré à son retour du Maroc.
"Premier émoi dans l'avion du départ :  au bout de vingt minutes de vol, nous sommes obligé de faire demi-tour car une porte de l'appareil est mal fermée. Arrivée enfin à Marackech où le premier jour est consacré à la reconnaissance du parcours. Précaution utile, car il est facile de se perdre dans ces immensités. Ce qui m'arrive d'ailleurs après avoir franchi un col à plus de 3000 m d'altitude. Des Berbères nous remettent sur le chemin et nous offrent un bon thé à la menthe ; ils ont vraiment le sens de l'hospitalité, chose que l'on a perdu un peu en France. En traversant les premiers villages,les habitants sont très souriants et accueillants ; dans le village d'Amenzel, le plus retiré du Haut Atlas, l'accueil est royal par le chef du village ; ici les habitants vivent de la même façon depuis des siècles et vivent de la culture et de l'élevage de chèvres, vaches et moutons".

Puis vient le jour de la course :"Réveil matinal à 4 heures et dernier brefing par l'organisation avant le départ : trois Marocains partent comme sur un 400 m ; ce sont des habitants d'Amenzel qui viennent de faire deux jours de marche, je pense qu'ils avaient des fourmis dans les jambes ! Je les rattrape rapidement dans l'ascension du premier col avec deux autres coureurs. Première surprise après deux heures de course, notre trio voit devant lui trois coureurs qui ont coupé dans les lacets ; je décide de rester en compagnie du vainqueur du Marathon des Sables sur le parcours officiel balisé. Et je retrouve le premier un peu plus loin : il s'est égaré à son tour et on repart ensemble pour une ascension de 1300 m dans un décor magnifique. Je boucle cette première étape en 2e place, entre Lionel Bonnel et le Marocain Hamid Idbelleïd".
Courte nuit de sommeil sous la tente, émaillée d'arrivées des concurrents suivants. C'est la deuxième étape de 24km, avec des spécialistes du semi-marathon. mais ici, pas de bitume, du sable, des cailloux, des montagnes, le pierrier d'Imlill au pied du Toubkal (point culminant de l'Afrique du Nord à 4167 m) ; ça calme ! "Je me lève "les cheveux en choucroute", peu dormi, la nuit fut courte. Je me retrouve assez loin, avec des locaux et des jeunes devant. La première ascension nous permet de bien remonter avec Lionel, il n'y plus que deux coureurs devant nous au passage du col. Dans la descente et devant les caméras, moment d'inattention, et belle cascade improvisée. Pas trop de mal. Après un bon bout de chemin et quelques hésitations sur le balisage, Lionel est le plus fort en montée, je reste derrière avec deux jeunes marocains très motivés, dont l'un ne tiendra pas dans l'ascension. Je franchis la ligne d'arrivée à la 3e place, et finis donc 2e du challenge final, sur un magnifique parcours et dans une ambiance familiale au milieu des villageois".

                                          
                             Des paysages de carte postale mais une course impitoyable (photo C. Bussat)

La fête médiévale de Rovon

Ils étaient nombreux du CMI-Vinay à l'origine de cette fête de village qui a connu un très grand succès populaire et que notre envoyé spécial du temps jadis (le scribe Vivalpus) nous relate en ces écrits :

La châtelaine de Rovon, dame Béatrice, avait revêtu ses plus beaux autours pour recevoir en sa noble cour le ban et l'arrière-ban de toute la contrée à la fête médiévale  donnée en son fief pendant deux jours. Nobles dames, fiers chevaliers, audacieux damoiseaux et gentils pages recevaient tout ce beau monde, et manants et gueux étaient conviés pour cette occasion de fête et de ripailles. Dame Nathalie, soldat Lionel, damoiselle Estelle, Denis le manant et toute leur troupe avaient sorti le porcelet grillé, la quiche aux herboulades, les sacristains dorés et les cerises au sirop pour régaler les invités et faire bombance si goûteuse que le fricot manqua aux retardataires. Les godets d'hypocras aux épices et de bière au chanvre firent taire les ardeurs du soleil. Et l'on but même des breuvages encore peu connus à cette époque : l'eau noire de la corne d'Afrique, ce café réputé coulant du fleuve du diable, ou une mélasse sirupeuse extraite de la noix de cola dont les enfants raffolent.

               

       photos : Estelle & Denis à la taverne - Mais qui a mangé tous les sacristains ? - Aurélien cloué au pilori !

Côté festivités, la foule put s'esbaudir aux danses de la Cour du Dauphin, accompagnée par des troubadours fort habiles venus du Comté de Savoie. Dame Flore et son complice musicien firent chanter la flute, le cornet à bouquin ou le psaltérion (NDLR : Quoi ! Pas de crouth ? C'est un scandale !), pendant que les chevaux de sa seigneurie paradaient sur la place d'armes et que les Lames du Dauphiné faisaient montre de bravoure dans les combats à l'épée ou au bâton.
Autour de l'église officiaient lanceurs de drapeaux et cracheurs de feu, archers et combattants, forgeron et haubergier, diseuses de bonne aventure et magiciens. Sans oublier le vide-gousset Aurélien cloué au pilori par les gens d'armes sortis de la taverne. De toute façon, le voleur finit toujours cloué au pilori. Une réussite dont le mérite revient aux nombreux bénévoles. Que la fête (re)commence !
photos (ref Rovon fête médiévale n° 11 - 12 - 15 - 21) :
On s'active au service - Au pilori ! - Entrez dans la ronde - Combat sur la place

Maurice à Oslo (Norvége)

Notre Maurice Manificat, finaliste en ski de fond aux derniers JO de Vancouver et membre de l'équipe de course de montagne du CMI-TULLINS, sera en lice pour les Championnats du Monde de ski nordique du 23 février au 6 mars 2011 à Oslo (Norvége), où les organisateurs prévoient plus de 300 000 spectateurs dans cette fête à la fois sportive et populaire. Et comme on dit là-bas : "At det handler om tre Oslo-gutter, en kar fra det indre Østland pluss  trønderen Maurice Manificat, er et intressant poeng i seg selv.
Svensken Emil Jønsson er løpets favoritt - uten at det alltid er noen god utgangsposisjon
".

Allez Momo !

 Christian parmi les Fous... de la Diagonale

Après Théodore Delaval et bien d'autres CMI dans le passé, c'était au tour de Christian Debono (CMI) et de son fils Emilien de se lancer dans l'aventure de la DIAGONALE DES FOUS à l'Île de la Réunion, sur le semi-raid de 90km et 4000m de dénivelé. Si les résultats sportifs figurent en pages Echos 2010, voici quelques impressions à chaud :

"Départ du village de CILAOS, 1400 concurrents se lancent à l’assaut d’un mur végétal de 1200 m de haut, 2 heures intenses d’ascension pour atteindre le gite du Piton des neiges. Direction HELLBOURG, km 20, 1er grand ravitaillement, beaucoup de monde encourage les premiers rescapés sous une chaleur de 27° ; les douleurs musculaires apparaissent. La remontée sur la ravine BENALE devient compliquée. Il faut utiliser les mains courantes sur des roches glissantes humidifiées par les cascades. Emilien souffre d’un début de tendinite au genou (merci le foot et ses tacles). Km 45, îlet d’AURERE : l’école est transformée en poste de ravitaillement et de soins pour petits bobos et grosses ampoules.
Emilien soigné repart. La descente sur la RIVIERE DES GALETS meurtrit les organismes. Au km 53, DEUX BRAS, grand poste de ravitaillement et assistance médicale. Déjà 10h de course, nous repartons sur la terrible montée de DOS D’ANE, ce calvaire se termine par un passage vertigineux à l’aide d’échelle et de mains courantes, il faut trouver ses limites sans jamais les atteindre
".
Dans la descente sur la POSSESSION, Christian est pointé dans les dix premiers V2 alors qu'Emilien, à l’abri des sanctions de la barrière horaire, souffre de nouveau. Il reste 20 km soit... 6 heures de course, car tout est à une échelle hors normes dans ce chaos. On retrouve Christian : "Nous repartons pour la difficile ascension du chemin des Anglais, énormes pavés volcaniques posés de façon irrégulière. A la GRANDE CHALOUPE - KM 75 - Emilien doit renonce, meurti et déçu, mais le genou ne veut plus se plier".

Christian au ravito de Possession : Dur !

Christian n’est pas informé de ce qui se passe à l’arrière et s’engage dans la dernière difficulté, jetant ses dernières forces pour se hisser au sommet : "On ne se satisfait pas dans la réussite mais dans la lutte que l’on mène pour y parvenir. En haut la musique, les tambours remontent de St DENIS, l’arrivée est proche. Dans la descente, la pluie et le vent font leur apparition. La musique se rapproche, la route goudronnée, la ligne droite, le stade. C'est là ! C'est la fin ! Dernier sprint..." Il est 2 heures du matin, Christian termine en 20 heures, 138e au général et 11e vétéran 2.
Petit bilan à chaud, malgré la petite déception d'avoir dû arrêter si près du but pour Emilien : "Nous avons vécu une aventure humaine extraordinaire, fait des rencontres chaleureuses. Nous avons défié la nature pour découvrir la nôtre dans cet univers minéral et végétal magnifique. Le rendez vous est pris pour revivre cette expérience unique".

A une boule de neige du bonheur olympique... mais sur le toit du monde !

Maurice vainqueur en Coupe du Monde en Finlande le samedi 6 mars 2010 après ses exploits olympiques... Nous vous avons fait suivre la magnifique aventure olympique à Vancouver (Canada) du jeune skieur Maurice Manificat, connu aussi chez nous en course de montagne avec notre club du CMI-TULLINS, discipline qu'il pratique en complément estival de sa préparation sportive de haut-niveau.
Le relais 4x10km lui offrait une dernière chance collective de médaille aux côtés des autres Français Vincent Vittoz, Emmanuel Jonnier et Jean-Marc Gaillard. Ses équipiers tullinois avaient abrégé leur entraînement pour se masser en grand nombre devant un téléviseur (merci à Sandra et Benoît pour l'accueil et le ravitaillement). Maurice, toujours disponible, analysait alors avant le départ : "Le relais, c'est une épreuve qui nous tient à coeur et la motivation est à la hauteur de l'évènement. Mais il y a onze nations capables de jouer le podium. Donc ça peut bien se passer comme mal se passer. On va tout donner. Chaque relayeur tombe avec de gros adversaires. Ça va être une belle course !"

                                                                             Espoirs de médailles

Dès l'entame, les Français annoncent la couleur en style classique avec un Gaillard fringant, toujours dans le trio de tête. Mais il est dit que la chance n'est pas de leur côté : il chute, ce qui l'oblige à un gros effort pour revenir. Au relais, Vittoz - leader des Français au palmarès international énorme mais dépourvu de médaille olympique - ranime l'embellie tricolore et affirme les ambitions françaises. Relais impeccable avec Maurice, troisième relayeur, cette fois en skating, style qu'il affectionne particulièrement. La neige se met alors à tomber à très gros flocons, alourdissant la piste. La tension monte de plusieurs crans du côté de Tullins, les bouteilles se vident.
Surtout quand Maurice s'empare de la tête de la course, avec dans sa trace le Suédois Soerdergren et le Tchèque Magal. Mais ces derniers refusent tout relais et Maurice effectue le gros du travail dans une neige épaisse. Derrière, les autres équipes sont encore loin. Trois équipes devant pour trois médailles à attribuer : "On y a cru. A ce moment, je ne voyais pas comment ça pouvait nous échapper". Maurice transmet le dernier relais à Jonnier.
Celui-ci décide de faire la course devant pour éviter les surprises et épuiser au train ses compagnons d'échappée, réputés plus rapides au sprint. Mais il y laisse ses dernières forces et de l'arrière revient comme un bolide l'express norvégien Northug, le quatrième larron. Dans l'emballage final, c'est le pire scénario pour les Français, échouant à quelques mètres du podium. Intense moment de déception qui suit tant d'espérances. Les supporters tullinois sont à la fois déçus de la fin de l'histoire mais fiers de leur champion. A Vancouver, peu de mots fusent. On a la peine comme la joie discrètes dans ce sport d'exigence et d'humilité : "On n'a pas grand chose à se reprocher. C'était un beau relais. On est aux Jeux et seules les trois premières places comptent. Même si la course nous a fait croire que le podium était jouable". Une belle histoire s'achève pour Maurice Manificat ; mais elle va ouvrir la voie à bien d'autres encore, avec l'équipe de France de ski et avec CMI.

photos  : Avec une partie des supporters tullinois - Maurice à la télé

La magnifique aventure olympique continue pour Maurice Manificat !
Message reçu de Maurice depuis Vancouver le 19 février : "Salut tout le CMI Tullins ! Je suis bien content de voir qu'il y a de l'animation autour des JO du côté de CMI aussi ! C'est des superbes Jeux pour les Français. Je ne suis pas passé loin de la médaille, Vincent non plus ; mais 6ème pour mes premiers jeux, je suis très satisfait. Les meilleurs mondiaux sont présents devant, la hiérarchie est respectée. Maintenant nos espoirs se tournent sur la double poursuite samedi, mais surtout sur le relais mercredi prochain. Je sens que la forme est là. Merci à vous et continuez à mettre l'ambiance!
Merci pour vos messages, vous comprendrez que je ne peux pas répondre à tout le monde. A bientôt. Maurice
"

Longtemps, le nom de Maurice Manificat est resté tout en haut du tableau lumineux des arrivants de la finale du 15km libre des Jeux Olympiques d'hiver de Vancouver (Canada). Avec 34'27, le jeune Français était l'invité surprise - pour presque tout le monde y compris les commentateurs de la télévision - de cette finale individuelle contre la montre. Mais pas une surprise pour ses amis tullinois, car ce sportif éclectique de 24 ans, né à Sallanches, a la particularité de briller l'hiver en ski de fond avec le club savoyard d'Agy et l'équipe de France, et l'été en course à pied avec son club isérois des "Coureurs du Monde en Isère" (CMI-Tullins) où il pratique le trail et la course de montagne.  Tout en conciliant ces activités sportives avec un cursus universitaire aménagé en Licence de Biologie. Inutile de dire que le garçon se doit d'avoir la tête sur les épaules.
Ses équipiers de CMI étaient bien sûr au rang de ceux qui ont veillé la nuit devant leur téléviseur, connaissant les qualités mentales et sportives de leur coéquipier estival : "Certains à Tullins ne savent même pas qu'il participe aux Jeux Olympiques tant il reste discret", avoue un supporter tullinois. Certes, CMI n'est pas pour grand chose dans ses talents de skieurs, mais compter Maurice dans ses coureurs, c'est super ! Et ce lundi soir, Maurice défend les couleurs de la France et touche à son idéal. Sur une neige lourde et mouillée qui convient bien à sa puissance, comme il nous le confiait discrétement à quelques heures du départ. Avec le dossard n°13 et après un petit signe à la caméra, Maurice prend un départ rapide dans cette course où les concurrents démarrent à la suite toutes les 30 secondes.
Au premier pointage au km2.3, Maurice Manificat passe en tête de la première moitié de course, avant que tous les favoris ne déboulent, sans vraiment créer d'écart. Devant les écrans tullinois, la fièvre monte : "Maurice a réalisé le meilleur temps ! Vive Maurice !"
Au 2è pointage - km8.7 - le nom de Manificat revient déjà bien plus souvent sur les lèvres, car il figure toujours dans le peloton de tête. Côté CMI, ça frémit ; Arnaud s'enthousiasme : "C'est énorme la course de Maurice !" Benoît renchérit : "Pour des premiers Jeux olympiques, quelle performance !" Une portion en forte montée lui permet d'exploiter ses qualités de puissance travaillées l'été en course à pied et de doubler un skieur parti devant lui.  "Il grimpe comme à la montée de Saint-Nizier" observe un des équipiers tullinois.
Au 3è pointage (km12.3), les spectateurs le donnent déjà pour défaillant, bouche largement ouverte pour chercher l'air et rictus de douleur. C'est mal le connaître ; il accélère l'allure et figure alors parmi les finalistes (huit premiers) potentiels. Un ultime effort l'amène dans la ligne droite d'arrivée où il se jette sur la ligne avant de s'effondrer sur la piste, puis de rester un long moment à genoux dans la neige, goûtant des moments de bonheur que lui seul peut apprécier, fruits de tants d'efforts et d'espoirs.
Il faudra attendre de longues minutes avant qu'un autre nom supplante le sien tout en haut de l'affiche, celui du Suisse Dario Cologna, irrésistible en 33'36. Puis quelques autres s'immiscent, l'Italien Piller-Cottrer, le Tchèque Lukas Bauer ; le podium s'éloigne, rêve un peu fou, mais la performance demeure. Si le Suédois Markus Hellner puis le Français Vincent Vittoz, le précédent encore de quelques secondes, son nom s'accroche au 6ème rang de cette finale olympique : la magnifique aventure débutée bien des années avant prend son ancrage dans l'histoire du sport. Finaliste olympique !
Le dernier mot à Maurice : "C'est une neige que j'appréciait, j'avais de bons skis et le staff a fait du bon boulot ; toutes les disciplines du nordique travaillent en communion et ça paye. C'est une course d'un jour, c'est ça les Jeux ! Merci pour tous vos messages d'encouragements".
Et ce n'est pas fini, car le relais 4x10km français conserve des chances, une course disputée mercredi 24 février à 20h15 heure française, juste à la fin de l'entraînement des athlètes de CMI.  Un signe ? Les Tullinois vont remettre ça... Les bouteilles sont déjà au frais !

 Allez Maurice !

Maurice participera aux Jeux Olympiques d'hiver !
La liste des sportifs qui défendront les couleurs de la France aux prochains Jeux Olympiques d'hiver de Vancouver (Canada) jusqu'au 28 février 2010 a été officialisée par Commission nationale du Sport de haut-niveau. Parmi les sept sportifs qui composent l'équipe de France masculine de ski de fond figure un licencié... tullinois, Maurice Manificat. Sa particularité est de pratiquer l'été la course de montagne avec le club du CMI et l'hiver le ski de fond avec le club savoyard d'Agy. Il a d'ailleurs participé avec le club tullinois à diverses finales du Championnat de France de course en montagne, notamment à St-Alban et à St-Nizier où CMI s'est classé à chaque fois dans le Top 10 français. Il a remporté aussi divers trails (courses nature), mettant à profit en été son intense préparation physique hivernale sur la neige. Deux sports très complémentaires.
Ses équipiers de CMI ne tarissent pas d'éloges sur lui : "C'est un garçon simple et discret, la tête sur les épaules, avec une conception saine du sport. Il sait se fondre dans la formation tullinoise avec un grand sens du collectif ; le co-équipier idéal, bien éloigné des caprices de stars. Même si ses activités hivernales et ses nouvelles responsabilités en équipe de France l'éloignent un peu en ce moment, il ne manque jamais de nous encourager. Et la réciproque est vraie, car il ne manque pas de supporters dauphinois dans ses courses en ski". Pas étonnant qu'il soit resté fidèle, en course à pied comme en ski de fond, à ses deux clubs d'origine qui cultivent une certaine idée du sport et des valeurs qu'il partage.
Âgé de 24 ans, il a remporté l'an dernier le titre mondial chez les Espoirs en ski de fond, avant de changer de catégorie et de dimension cette année, retenu dans une équipe de France où il a creusé son sillon et où règne une ambiance de camaraderie malgré les enjeux importants que constituent les compétitions européennes ou mondiales et les sélections aux Jeux Olympiques.

Étudiant en Université, il a dû aménager son cycle d'études pour répondre aux exigences du sport de haut-niveau, aux séances d'entraînement et aux innombrables déplacements dans le monde entier. Il vient d'ailleurs de boucler sa préparation avec le Tour européen de ski puis divers stages en altitude avec l'équipe de France, suivis des incontournables présentations aux médias à Paris. Petite alerte dernièrement avec un... coup de froid, bien de saison, qui l'a arrêté quelques jours : "Physiquement, il va falloir que je reste prudent, car ce Tour terminé malade a laissé des traces, et je sens qu'il faut que je reprenne doucement". Mais l'air du pays l'a requinqué. Et tous nos encouragements vont le suivre dans ce sommet mondial que tout sportif rêve de disputer.

photo : Maurice Manificat, version été en maillot vert et or ; vivement la version hiver (sur le podium ?)

Courir au pied de l'Everest !
Après les aventures nordiques de Régis Cahn (CMI) qui a traversé en ski la Laponie en solitaire et en bivouac hivernal, traînant une pulka, aujourd'hui, c'est un autre licencié du club - Julien Goyer - qui va réaliser un projet sportif là encore hors du commun avec une course en montagne au Népal, traversant la région de l'Everest et reliant la ville de Jiri à la ville de Lukla : un défi physique avec 300 kilomètres au programme sur un parcours en altitude loin d'être plat (20.000 mètres de dénivelé, plus de quatre fois le Mont Blanc !) et en portant une partie de son équipement sur des sentiers de sherpas.
Il ne suffit d'être bon coureur, il faut aussi avoir des pieds de chamois (ou plutôt de yacks) et être costaud pour supporter le poids d'un sac à dos de 30 litres contenant réserve d’eau, gels énergétiques, vivres de course, coupe-vent, vêtements chauds, lampe frontale, couverture de survie, bonnet, gant, sif?et...  Le tout en quatorze étapes et dix-huit jours. Julien tempère : "Mais lorsque nous, coureurs, allons croiser un porteur qui porte dix fois notre charge, voilà de quoi nous ramener à la réalité et à l'humilité".
Mais ce n'est pas seulement une épreuve sportive, c'est aussi un partage avec la population des zones traversées et la découverte mutuelle de cultures et de modes de vie si différents. Et un voyage au long cours à vocation humanitaire, car, sous la houlette de Dawa Sherpa - coureur d'origine népalaise maintenant installé en Europe et mondialement connu du monde sportif - se mettent en place des actions en faveur de ce pays et pour améliorer les conditions de vie du Solu Khumbu, notamment pour les enfants. Les participants sont associés à ces actions.

Ce raid qui débutera le 11 octobre est loin d'être un coup de folie pour ce spécialiste du trail. Préparation méthodique qui passe par des séances techniques avec son club de course en hiver, des randonnées avec le Club Alpin Français au printemps et beaucoup de kilomètres d'entraînement en haute montagne l'été pour une acclimatation à l'altitude, ainsi que des courses de (très) longues distances, telles récemment le Grand Raid de Savoie (73km), le Défi de l'Oisans (200km dans ce massif) ou l'Ultra Trail du Mont Blanc (100 km). Mais aussi par l'étude du matériel et des équipements à emporter, la recherches de partenaires, la diététique...
Que redoute le plus Julien : "Les derniers jours s'annoncent très éprouvants avec une succession de sommets dépassant 4000 puis 5000m d'altitude ! Ainsi le 14ème jour prévoit des passages à Lungde (4380 m), Rinjo La (5340m) et Gokyo Ri (5360m)  ; le 15ème jour verra le point culminant après le village de  Gokyo avec le Gyazumba à 5500 mètres d'altitude... avant de redescendre au camp de base de l'Everest à 5364m !  Gare au mal aigu des montagnes, même si une équipe médicale suivra l'épreuve".

Julien joint le 21 octobre à 13h30 (heure française) en direct du Népal : "Bonjour CMI ! Un p'tit mot en direct de Phading. Nous allons commencer à rentrer dans la région de l'Everest. En attendant les premieres étapes se sont à peu près bien passées : un bivouac en altitude (gla gla !), des lodges comme au Moyen Âge et la diarrhée aujourd'hui mais à part ça, c'est génial ! Merci beaucoup pour vos encouragements, je vais en avoir besoin !!! Namaste, Julien"

Julien joint le 30 octobre en direct du Népal : "La dernière étape a vu un départ à la lumière des lampes frontales, à 5h du matin, de Namche en direction Lukla. Un ultime effort attendu par tous les concurrents éreintés par quinze jours de compétition. Les Népalais ont su faire la différence et pris tous les risques dans la nuit et dans les descentes du parcours. A Lukla, la petite ville a fait un accueil triomphal aux trente rescapés ayant bouclé cette édition, et tous se sont tombés dans les bras sur la ligne d'arrivée. Au palmarès, le Népalais Pasang Dawa succède à son compatriote Phu Dorjee, mais le Français Laurent Béréziat confirme sa deuxième place devant un autre Népalais, Tenzi Sherpa. Côté féminin, Nigma Sherpa aura réalisé une performance de tout premier choix mais la Française Corinne Favre, spécialiste renommée de la montagne, l'emporte néanmoins au final. Pour ma part, je me suis senti de mieux en mieux au fil des jours et je finis 13ème au classement général final (et 5ème Français) en 44h26'."

Cathy, notre Ironwoman à Cambrai !

La première édition de l'Iroman de Cambrai s'est déroulée le dimanche 30 août 2009, un triathlon longue distance : 3,8 km à la nage dans le canal de Saint-Quentin (eau à 19 degrés, brrr...), 180 km en vélo (trois boucles avec des bosses et du vent contraire en prime) et un marathon de 42km pour terminer en course à pied.
Pour Cathy Waroux (CMI) c'était le premier Ironman, minutieusement préparé et avec une volonté farouche de terminer. Après un départ à 7h du matin puis 14h55' d'efforts, elle arrive 319è au scratch et 2è féminine de sa catégorie V2 : "Le plus dur, c'est évidemment l'enchaînement des trois disciplines qui ne sont pas forcément compatibles physiologiquement. Il faut également de nombreuses heures d'entraînement avec son lot de bonheurs et de doutes. Mais la ligne passée c'est une grande satisfaction même si on se dit que c'est peut-être un truc de fous !!!" Normal au pays de la bêtise de Cambrai ? Chapeau Cathy, qu'on retrouvera bientôt dans le groupe course de CMI... après un peu de récup.

le dénivelé du parcours vélo

Comme sur des roulettes pour Maurice !

Notre ami Maurice Manificat - qui vient de resigner à CMI pour 2010 - ne se contente pas d'être un bon coureur en montagne et un excellent skieur de fond (pré-sélectionné olympique), il vient de monter sur le podium du Championnat de France de... roller-ski, après en avoir remporté le prologue. Quand on est doué... Vous pouvez le rejoindre dans sa "Manific'Aventure" sur le site http://mauricemanificat.over-blog.com/. Pour le soutenir, un bulletin d'adhésion au "Fan club" y est maintenant disponible

Lilian Fillet champion de France de... Touch Rugby

 

Il n'a pas pu être champion de France de course en montagne à Luchon, mais il s'est rattrappé au championnat de France de "Touch Rugby" (rugby festif, sans contact, où l’opposition se marque par un simple touché de la main) à Portes-lès-Valence, sous les couleurs saint-marcellinoises du SMS, club cher au président de CMI qui porta jadis ces couleurs (NDLR : il y a bien longtemps). Il a rapporté le bouclier de Brénus dans la catégorie des + 35 ans le samedi 27 Juin 2009.

 Les "Bleus" jouaient en vert (couleur CMI)

Dès la matinée, son groupe se qualifiait haut la main pour les ½ finales en terminant premier de sa poule. L’après-midi, il affrontait Boulogne-Billancourt et une large victoire ouvrait les portes de la finale contre les Savoyards de Voglans, un match tendu où la stratégie s’associait au sens tactique de chacun des joueurs. La victoire était au rendez-vous, sur un score sans appel. Champion !

Nivolet-Revard mai 2009

Une douzaine de CMI ont terminé ce trail. Laissons la parole à nos coureurs :

Arno : "Très belle course avec un temps idéal. Je termine en 5h16, Toto 5h27, Guillaume et 100glier en 5h49, Manu R. après un départ tonitruant (dixit Toto) termine en 6h15, Julien en 6h39, Olivier en 6h57, Thierry en 7h10, PéPé et Eric en 7h14 (NDLR : les couples se forment ?). Sur le petit parcours, Marie termine en 2h27 et Juliette - après les Interclubs d'athlé la veille - en 3h20. Au final ça secoue un peu ! Fatigué ce soir. Direction le Grand Duc maintenant".

Manu : "Me sentant bien dans la montée de la Croix du Nivolet, j'ai voulu accélérer... Résultat : ça s'est payé cash : gros coup de mou! Pas longtemps après, je vois revenir Toto, frais comme un gardon, qui me passe facile. Restait plus de 30 bornes ; dans l'état où j'étais, ce fut très très long, en mode veille, sans aucun jus, mais content d'avoir fini ce beau trail".

Théodore : "C'est vrai que ca a été une super journée! il a fait beau, la course était super et j'ai eu de super sensations: cool , très cool pendant la montée ; là-haut, jambon-beurre + haribo et sel (NDLR : pas de Mac Do ?), idem avant la descente où je me suis lâché avec un compère: on a doublé tout le monde et personne ne nous a doublé jusqu'à l'arrivée. Que du bonheur. Au premier pointage, j'étais 150è et au final 81è au scratch".

Un CMI champion du monde ! Bon d'accord, c'est en ski mais c'est un exploit quand même ! Notre adhérent Maurice Manificat vient de remporter le titre mondial des moins de 23 ans sur 15 km skating. Enorme ! S'il peut gagner aussi le titre national en course de montagne avec CMI cet été à Luchon, on demande pas plus...

 Maurice laissera le Kazakh Poltaranin à 31"

Maurice fait son 1er podium de coupe du monde !
Ce dimanche 6 décembre à la Clusaz, le relais français de ski de fond prend la 3ème place du 4 fois 10 km sous la neige. Arnaud Mantoux et Manu Bosc supportaient notre adhérent Maurice Manificat. Témoignage : "Il a fait un relais de folie, c'est lui qui a ramené le relais français dans le groupe de tête et il a passé le relais en 1ère position..." De quoi compenser les problèmes de fartage de la veille sur le 30 km mass start homme. Ils se sont bien rattrapés aujourdhui !"
  
photos : Sous la neige, Maurice (au centre) a le dossard 24 - Reconnaissez-vous ce supporter CMI transi ?

Défi de l'Oisans

Des paysages superbes et des souvenirs aussi pour l'équipe tullinoise qui a disputé cette course pédestre d'endurance en huit étapes dans le massif de l'Oisans et le massif des Écrins, soit 200 km avec 12000m de dénivelée positive répartis en quatorze cols et neuf vallées. Même si le chrono n'était pas le plus important, il fallait néanmoins une sacrée santé... et un entraînement conséquent. L'équipe était constituée d'Arnaud Mantoux, Benoît Exbrayat, Ringo Douville, Julien Goyer et Marie-Line Astier. Voici leur récit.
* Étape 1  : Les Deux Alpes - Auris en Oisans  (14km) ; "Une gentille mise en jambes sous un beau soleil. Toute la troupe est arrivée à la chapelle du Cluy par un chemin détourné... qui devient donc le chemin officiel. Avec en prime un ravitaillement de qualité proposé par l'Office du Tourisme d'Auris et une vue imprenable !"

* Étape 2 : Auris en Oisans - Le Chazelet  (28km) ; "Départ à midi pour cette étape redoutée, car longue et chaude. Les ténors s'en donnent à coeur joie, dont les favoris écossais Manu et Don, mais Benoît n'est pas loin derrière. Les tartes aux myrtilles du ravitaillement ont permis à tous de terminer, chacun à son rythme."

* Étape 3 : Le Chazelet - Villard d’Arène (5km contre la montre) ; "Beaucoup annoncent qu'ils vont la faire tranquille ; mais pris au jeu, ça a forcé dur, avec beaucoup de sourires entendus en fin d'épreuve". Photo : Julien : celui qui me dépasse, je l'embroche !

* Étape 4 : Villard d’Arène - Monêtier les Bains (21km) : "Après un bon repas au Bec de l'Homme, départ à midi pour le Lauzet via le col d'Arsine. Quelques nuages apportent de la fraîcheur. Arnaud traîne un peu la patte, mais il continue avec ses équipiers. C'est vrai qu'après l'étape, la soirée au gîte s'annonce animée au son de deux accordéonistes. Certains jettent leurs ultimes forces dans des démonstrations de danse". Facile le Défi ?

* Étape 5 : Le Lauzet - Vallouise (19km) : "Après un pique nique au col de l'Échauda, où un guide parle de son pays, il faut attaquer cette étape de transition mouillée de quelques gouttes sans conséquence. Tout le monde est un peu tendu avant la grande étape qui attend le lendemain. Quelques tendinites sont apparues à l'effort, qui pourraient empêcher certains de repartir. Vite les soins des kinés, de l'ostéopathe et .. une bonne nuit de sommeil !"

* Étape 6 : Vallouise - La Chapelle en Valgaudemar : "Nous y voilà avec ces 54km vallonnés et un début d'étape en groupe sous une forte chaleur ; les organismes s'émoussent et si tout le monde arrive à bon port, on déplore quelques bobos légers qui nécessitent les soins experts des kinés et du médecin." Photo : Arnaud, organisateur et coureur

* Étape 7 : La Chapelle en Valgaudemar - Valsenestre (31km) : "Encore une étape longue et ensoleillée après le périple de la veille ;  les ravitaillements sont dévalisés pour refaire des forces. Avec ces chemins caillouteux et ces pentes vertigineuses, quelques ampoules font souffrir mais le blessé le plus original est un coureur allemand qui s'est cogné la tête contre... une poutre de sa chambre !" Le danger va parfois se loger en des endroits inattendus...

* Étape 8 : Valsenestre - Les Deux Alpes (18km) : "C'est la fin, et pas le plus facile, notamment avec des pentes à 10%  de moyenne ! Le Défi se termine dans la convivialité. Tous les Tullinois ont fini sans trop de pépins. Contents mais fourbus." On le serait à moins après avoir escaladé l'équivalent de trois Mont-Blanc. Après l'arrivée du dernier participant, la pluie s'est mise à tomber, épargnant jusqu'au bout les trailers.

Comment en faire des tonnes avec un Quintal...

"IT WAS NICE TO RUN WITH YOU !"  (made by E. Bosc)

Telle pourrait être la devise finale des deux ambassadeurs du CMI Vinay qui ont courageusement découvert la grimpée du Semnoz. Une devise toute britannique qui décrit assez justement l'état d'esprit de notre duo parti humer l'air d'une belle et grande course de côte (près de 16 km pour 950 m de D+) : rester aimable et souriant en toutes circonstances, manifester du respect envers l'adversaire en lui montrant toutefois qu'on peut aller plus vite que lui, jouer la déstabilisation, mais surtout s'arracher et aller au bout de soi-même… Récit.

 

Lassés des courses provinciales iséroises et désireux de savoir ce que signifie vraiment courir vite en côte, nos deux amis ont franchi le fuseau horaire qui les séparait de Quintal, sympathique petit village servant de départ à cette jeune épreuve. Une troisième édition dotée d'une organisation rigoureuse et précise, d'un peloton de plus de 400 coureurs, d'un beau parcours avec même de la neige au sommet, agrémentée d'une température idéale, rien n'était mieux pour accueillir notre duo ! Ce dernier était composé d'Emmanuel (le seul à savoir pivoter sur lui-même en pleine course en 0,02 seconde, mais en côte, ça ne sert pas) et Grégory (spécialiste du Mercedes-jacking en douceur, tout CMI Vinay sait de quoi je parle). Pour ma part je me contentais d'encadrer nos 2 ambassadeurs vinois… et je ne serai pas déçu.

 

Après les traditionnels salamalecs de circonstance, je proposais un petit échauffement. Après quelques foulées, j'eus l'impression de rejouer une scène de la 7e compagnie : "chef, vous croyez vraiment qu'il faut que je cours dans cette côte ? Chef, si j'ai mal, j'peux marcher ? Chef, mon sac, je dois le mettre dans une navette, ou je peux rester mouillé à l'arrivée ? ". Un recadrage s'avéra nécessaire surtout pour Grégory, persuadé qu'il devait viser la première place en V4 (le garçon titre quand même 33 degrés, pardon 33 ans). Je les laissais juste avant le départ, pas franchement rassuré (pourvu qu'ils partent dans le bon sens).

 

Puis ce fut le départ. J'attendais notre duo au km 4, histoire d'observer et, au besoin, donner un conseil. Surprise numéro un. Après le passage des 20 premiers, très impressionnants, défilèrent les premiers groupes tentant de chasser. Emmanuel faisait partie de ceux-là, aux environs de la 45e place ! Alors que je lui exprimai mon admiration, je ne pus m'empêcher de relever deux éléments : il s'abritait, tel un vieux briscard, et ne semblait pas gêné outre mesure par le rythme imposé, toisant même ses adversaires avec une extrême courtoisie, s'excusant de frôler l'un, aidant un autre à ne pas lâcher. Bref, ça sentait la "facilité" et l'homme qui attend son heure (photo : Emmanuel passe à droite). J'incitais notre éclaireur à passer la quatrième. Surprise numéro deux. Quelques minutes plus tard émergea un autre groupe au milieu duquel je reconnus l'attitude  caractéristique de notre  VTTiste préféré : Grégory. La surprise résida non seulement dans le fait qu'il courait plutôt bien mais aussi dans le fait que cet homme parle, systématiquement, même en compétition. Mais se rendait-il compte de l'état de ses compagnons d'infortune ? Ils étaient impressionnés, atterrés, consternés et exaspérés par ce type capable de tchatcher à 190 pulsations par minute. On aurait dit un camelot cherchant à fourguer sa marchandise… et ne comprenant pas qu'on ne lui réponde pas. Je perçus alors des signes de nervosité flagrant dans ce groupe, tyrannisé par un coureur qui ne s'en rendait même pas compte…

 

Je décidais de me positionner ensuite quelques kilomètres plus haut, dans les dernières et difficiles sections de bosses sèches et nerveuses. C'est là qu'il faudrait encourager les CMI. Emmanuel apparut. Il n'avait probablement pas trouvé la 4e et avait visiblement décidé de se récupérer dans le final. Un encouragement bien appuyé le transforma en guerrier du XV de la Rose (pour les incultes, il s'agit de l'équipe d'Angleterre de rugby plus connue pour ses coups tordus que pour l'élégance de son jeu) : il sortit donc de son rôle de vieillard asthmatique (oui, oui, celui que joue très bien Bernard Cristoud) et "poignarda" littéralement ses adversaires au pied de la pire bosse possible. Avec cette petite gêne du type qui s'excuse de vous doubler mais qu'il est obligé vu les circonstances, et qu'il vous serrera la main à l'arrivée en vous disant "Good race !" : l'Anglais dans toute sa splendeur.  

Pendant ce temps-là, Grégory avait suivi son bonhomme de chemin et fini de dynamiter son groupe en sapant inlassablement leur moral. Un professionnel de l'usure mentale à ce point, c'est terrifiant. Le pire est que c'était fait avec gentillesse, là aussi sur le modèle "it was nice to run with you". Je n'osais imaginer ce qu'il avait pu dire à ses compagnons pour qui il ne restait que 3 solutions : 1/ s'arrêter et pleurer 2/ accélérer pour échapper à cette logorrhée verbale avec l'assurance d'exploser ensuite 3/ lever le pied pour se retrouver enfin seul et décongestionner ses tympans. Se retrouvant isolé, et n'ayant plus personne à qui transmettre ses probables jeux de mots douteux ("courir à Quintal, c'est du lourd", "faut pas en faire des tonnes quand on vient à Quintal", "à Quintal je cours léger"), il put enfin se rendre compte qu'il participait à une course et se décida à courir, vraiment. Une folie toute contenue et la mise du cerveau sur OFF lui firent gagner un temps considérable jusqu'au sommet. Il me fallait vite retrouver nos ambassadeurs dans la descente finale qui permettait de rallier l'arrivée.

 

Sprint final donc pour nos vaillants espoirs. Emmanuel se lâchera complètement pour un finish endiablé jusqu'au dernier mètre. Il gagnera encore une place cinq mètres avant la ligne en proposant à sa dernière proie de la doubler à gauche ou à droite. Finalement, ça sera par la droite. Quant à Grégory, il oubliera de remettre le cerveau sur ON pour, malgré une blessure récente à la cheville, finir comme une luge à foin lâchée seule dans une pente. Grosse satisfaction pour nos deux CMI vinois. Bravo Messieurs, je retrouve ici certaines particularités du CMI Vinay le vendredi soir : ce second (voire troisième) degré permanent doublé d'une faconde peu commune, la capacité à aller à gauche quand les consignes indiquent de se diriger à droite, cette autre capacité singulière à se récupérer quoiqu'il arrive et, surtout, ce sens du sacrifice et ce grain de folie qui commencent à inquiéter sérieusement CMI Tullins… et notre président.

 

L'après course fut du même tonneau. Dans le vestiaire improvisé, Grégory, en pleine forme, se remit à parler en s'auto-congratulant de sa facilité pendant cette épreuve. Ces ex-compagnons de course le regardaient, atterrés, faisant non de la tête… certains cherchant désespérément un Valium pour oublier et se détendre. Nous dûmes écarter Grégory pour éviter la formation d'une vague de mécontentement et en profitâmes pour aller nous restaurer. Puis je redescendis nos amis à Quintal afin qu'ils puissent rentrer accomplir leur devoir de fête des Mères. La descente fut consacrée à roter la tartiflette précédemment engloutie et entonner des chansons de carabin à faire rougir les 3e mi-temps de l'US Vinay (on a les références qu'on peut). J'ai déposé nos fantassins devant leur voiture, vérifié une dernière fois que Grégory partait bien avec sa voiture( et non la mienne) et les voyant s'éloigner je ne pus m'empêcher de penser : quand tu viens à Quintal, il faut faire le poids parce que cette course pèse lourd dans ta carrière.

 

Régis de retour de son périple norvégien dans la tempête
L'homme à la pulka rouge, notre ami Régis Cahn, est de retour en France. Son expérience est d'ailleurs évoquée maintenant à la télévision (émission Chroniques d’en haut sur France 3 et réseau France Belgique Suisse sur TV5). Nous l'avons rencontré à son retour. Interview...

CMI : "Un périple au paradis blanc, c'est le bonheur ?
- "J’ai parcouru des paysages splendides au cœur d'une nature restée encore intacte. Le but du raid était de faire une traversée seul, en pulka et en bivouac hivernal. J’ai réalisé ce rêve…Être seul - après une préparation en équipe - permet de mieux se connaître ; c’est aussi l’assurance de faire des rencontres fabuleuses au cœur d’une tempête ou au coin du feu dans un refuge, avec ces Norvégiens amoureux des grands espaces. Avec l’envie ensuite de partager ma passion. J’ai profité pleinement de ces moments où l'on avance pendant des heures sans voir où l'on va sortir…"

CMI : "Parle-nous de cette traversée plus mouvementée que prévu"
- "Les premiers jours, j'ai progressé à pas de géant. Quel souvenir d’avancer à toute vitesse, de glisser sur la neige, jusqu’à parcourir 45 Km (avec un dénivelé de 1500 m et 35 kg dans la pulka) en une seule journée ! Puis les éléments s'en sont mêlés. J’ai dû lutter contre le vent de face qui me chahutait, la neige qui obscurcissait la vue, le froid glacial. J'étais préparé à cette météo plutôt hostile, physiquement et mentalement.  Un matin, j'ai découvert que mes fixations étaient fendues par le froid. Puis j'ai été bloqué sous la tente par la tempête et le vent qui faisait rage. Il a fallu attendre une accalmie pour repartir."  

CMI : "Tu as dû abréger le final, pourquoi ?"
- "A trois étapes de la fin, j’ai été vraiment bousculé par le mauvais temps et les problèmes techniques : les fixations qui cassent, les chaussures qui se fendent… J’ai préféré arrêter mon périple sans prendre de risques, comme tout bon montagnard doit savoir le faire. J’ai arrêté simplement, sans me poser de questions, car j’ai véritablement senti que c’était la fin. Sans regret, ni tentation de finir à tout prix.  La nature l'a voulu autrement…c’est une belle leçon de vie."

CMI : "S'il fallait tirer une conclusion de cette aventure"
- "J’ai été impressionné par les immensités blanches du Hardangervidda, sans arbres, sans verdure. Au fur et à mesures de ma progression, je me suis approché au plus près des cimes élancées du Jotunheimen… Splendides ! Les luminosités en fin de journée m'ont fait oublier la fatigue. Je crois avoir trouvé ma place dans le raid nordique et lui apporter ma modeste contribution  (cf. son site
www.skirandonnenordique.com). Se faire plaisir, avancer, dormir au creux du froid, profiter de la chaleur des refuges lorsqu’il le faut… Le raid nordique, c’est l’assurance de parcourir des paysages fabuleux, remplis de quiétude. Et de voir sa petite trace s'effacer aussitôt dans la neige."

Où est passé l'homme à la pulka rouge ? En Norvège !
Après sa traversée hivernale en solitaire du massif du Kebnekaise en Laponie suédoise, notre ami Régis Cahn remet ça en augmentant encore la difficulté, mais toujours dans le même esprit : faire sa trace au cœur de la nature, en toute humilité. Cette fois, il part en mars pour un Grand Raid norvégien : 350 kilomètres à ski de randonnée nordique en tractant une pulka (traineau lapon) contenant tout son matériel de survie, une traversée toujours en solitaire avec bivouac hivernal sous la tente et dans la neige. La nouveauté sera d’utiliser sur les parties planes une voile de traction (snowkite). Après des mois d’entraînement sont venus les ultimes préparatifs : choisir, trier, peser, tester tout le matériel et l'équipement.  Logistique, matériel, santé, équipement, protection, préparation... l'erreur n'est pas permise, car la nature impose son rythme et ses règles. Et les derniers ajustements : finaliser l’itinéraire le plus sûr, scanner les cartes, étudier les courbes de niveaux, rentrer les points GPS. Il est assisté dans cette aventure humaine par de nombreux partenaires techniques.

L'objectif est cette fois la traversée en trois semaines de trois massifs norvégiens : Hardangervidda, Filefjell et Jotunheimen. La Norvège est le plus montagneux des pays nordiques. Elle s’étire sur 1800 km du nord au sud. Ce projet est aussi l’occasion de transmettre et de partager des valeurs avec les passionnés de raid nordique et un public le plus large possible. Vous pourrez suivre en direct ce Grand Raid norvégien et découvrir au jour le jour cette progression (par étapes de 16 à 28km selon le relief) en cliquant sur le site www.nordic-spot.com à la rubrique : "Où est Régis, l'homme à la pulka rouge ?"  Elancez-vous à votre tour à la découverte des "terres d’en haut" !

Malles Venosta (Italie) Super Maurice... en ski !   26 février 2008
Les championnats du monde de ski de fond catégorie Espoirs se sont déroulés à Malles Venosta (Italie), site de repli de ces championnats initialement prévus en Pologne mais décalés faute d'enneigement. Un report mis à profit par Maurice Manificat - membre du Ski club d'Agy mais licencié en course à pied au CMI Tullins - pour parfaire sa préparation dans la forêt du Massacre (Jura) après un hiver de compétitions en Europe. 


On se souvient que cet été, Maurice - et son amie Anaïs - avait contribué à l'excellent classement du club tullinois en course de montagne (1er club isérois) dans une belle ambiance. La saison hivernale consacrée au ski a vu ses projets aboutir : "D'abord marquer mes premiers points en Coupe du Monde (ce qu'il fait en février à Liberec), puis monter sur un podium mondial"... ce qu'il vient de réaliser en Italie.


 Sur une piste bien aménagée et avec une organisation habituée aux grands évènements, il a pris la médaille de bronze (1er français)  du 30km skate mass start, seulement devancé au sprint par l'Italien Cologna et le Russe Chernousov, un trio avait fait le trou. Il nous envoie un petit mot : "La voila cette médaille !!! Merci à tous pour vos encouragements" N'hésitez pas à consulter son site (voir en Liens) et à lui envoyer un message de félicitations. 

Gageons que dès le retour de l'été, une fois la neige fondue, Maurice Manificat retrouvera la montagne... mais sans skis. Ses équipiers de CMI attendent de pied ferme ce sportif attachant et modeste pour fêter son succès et l'emmener sur les pentes, notamment pour le Championnat de France. Bravo Maurice ! 

photos : Maurice versions hiver et été.

 

Marrakech (Maroc)    10 février    

Plus de 2000 partants au Semi de Marrakech sous un soleil d'enfer et dans un décor de paradis. Notre V4 André Vernay se classe 2è en 1h59'07. Rien ne l'arrête, même pas les 31 degrés du final ! 

 

 

Scandinavie

Notre coureur de montagne Maurice Manificat (4è espoir au France avec CMI) vient de décrocher sa première qualif pour disputer deux épreuves de coupes du monde de ski de fond avec l'équipe de France en Norvège et en Finlande cet hiver. Pas de cross donc pour lui, mais quelle belle perf ! Bravo Maurice et tous nos encouragements !

Eaubonne  France Handisport
Jeannette Pelletier (CMI) 4è au championnat de France
La fédération Handisport a organisé ses championnats de France en salle  à Eaubonne (Île-de-France) avec des épreuves adaptées aux divers handicaps (visuels, moteurs, auditifs, etc). D'excellentes performances ont été réalisées, notamment en athlétisme où la Parisienne Assia El Hannouni, mal-voyante et médaillée aux Jeux Paralympiques d'Athènes, a battu la meilleure performance mondiale de sa catégorie sur 800 m, ce qui  lui permet d'accéder aux France Elite des valides.
Notre Tullinoise Jeannette Pelletier (CMI) a disputé deux épreuves de sprint : le 60m et le 200m. Dans chacune, elle atteint la finale et termine au pied du podium, 4è, devant des athlètes plus jeunes. Rappelons que cet été, elle avait été appelée dans le relais 4x100m de CMI pour les Interclubs et dans celui de l'équipe de France pour le Championnat d'Europe en Bulgarie. La saison démarre bien pour elle.

SaintéLyon  2 décembre 2007

Laurence, Théodore (dit Toto), Julien et Ringo nous représentaient sur ces 69km nocturnes entre St-Etienne et Lyon. Toto nous résume (NDLR : enfin, il y en avait 10 pages, j'ai coupé à la tronçonneuse)

"Arrivé au stade, on s’est préparé et angoisse, je m’aperçois que j’ai oublié ma frontale : le NAZE !! Je n’ai plus qu’une chose à faire, c’est d’en acheter une… A peine achetée, j’ai retrouvé ma frontale au fond du sac ! Bernard le pirate m’a conseillé un truc excellent : c’est d’en mettre une au front et l’autre à la ceinture.
Après avoir discuté un peu avec tt le monde, je me dit qu’il faut que je parte pour 7h30. Ma tactique est simple : marcher dans les bosses pour arriver frais à St-Genoux et attaquer après puisque j’aime trop les descentes. A minuit le départ est donné.
Les premières difficultés arrivent et on fini par rallier le premier ravito à Saint Christophe en 1h35 (km16). Déjà les premiers crevés s’arrêtent et un peu méchamment, je me dis que c’est toujours ça de gagné au général (désolé si certains d’entre vous en font partie).

Arrivé au deuxième ravito (km20) je rempli le camel-bag et je repars. Dès le premier goulet d’étranglement, je reperds mes compagnons d'odyssée. On ne va pas jouer au chat et à la souris pendant le reste de la course , tant pis, je pars. De mémoire, il me semblait que le plus dur était fait, qu’il ne restait plus que 3-4 belles côtes. Ca va super aux jambes et maintenant je vais tout donner jusqu’à l’arrivée. C’est presque de la descente. Je tente alors le coup de la lampe : j’y vois comme en plein jour, Et c’est là où je double un paquet de coureurs ! Que c’est bon !!
Après ce n’est qu’une multitude de faux plats descendants et de belles bosses où je marche. Il faut avouer tout de même que malgré ce tableau idyllique, les jambes se sont quand même fait sentir à partir du km 48. En effet, je n’ai plus rien dans les pattes. Allez on s’accroche ! Je sais que je peux le faire. Finalement, j’arrive en 7h24, épuisé mais content. Je n’arrive pas à avoir ma tite femme , mon portable est dans le même état que moi, mort…
Rentré à la maison, tte ma famille m’attendait et le pire, c’est que mon aîné de 3 ans voulait aller courir avec moi !!!!!!!!!!!!!!!! Toi, Laurence, je te revaudrais cela, c’est un peu toi qui m’a lancé dedans, et je t’en remercie. C’est une expérience INOUBLIABLE ! Certainement je la referrai l’année prochaine ! "

Résultats des CMI : Théodore 7h24 (459è), Julien 8h07 (918è), Ringo 8h13 (981è), Laurence 9h51 (2145è)

Sortie "Off" en Vercors :

LE DIMANCHE de MANU AVEC LES FORCES DU MAL

Tout commença par un message sur mon portable. J'étais "invité" à me joindre à une sortie Off sur les pentes du Vercors le 11 novembre. Lever à 7h45 ce dimanche matin, et déjà un poids se fait sentir. Très exactement à l'occipital gauche, où je stocke naturellement les molécules d'éthanol. Il faut dire que la soirée précédente fut consacrée à composer des odes à Bacchus. Bref, ce matin j'avais un radiateur en fonte qui jouait à la marelle, dans une zone située entre l'oreille et l'œil gauche.

Ils étaient là, devant l'église de Saint-Gervais. Leur puissante voiture dardait le brouillard de ses phares pleins. Deux silhouettes vinrent à ma rencontre.  Je prenais conscience de la situation : que pourrait le trailer anonyme que je suis contre les légendes qui me serraient la main ? Patrick, dont la réputation phacochère dépasse largement les limites du canton, l'homme qui plie mais ne rompt jamais. Guillaume, infatigable bouffeur de parcours, avaleur de bitume et de sentier, roi de la découverte  de nouveaux parcours. Le piège se refermait sur moi...

Départ du pont Chabert avec l'idée de relier le pas de Montbrand, descendre en direction d'Autrans, relier Méaudre par le GR9, remonter le pas du Pertuzon, et redescendre vers le pont Chabert par un vague sentier que Guillaume veut absolument découvrir. Soit. Nous démarrons sous les gouttes, le brouillard et laissons derrière nous le tumultueux ronflement du torrent des Ecouges. Déjà je perçois des choses inhabituelles : Patrick a du mal à respirer, ne mène pas, laisse partir… Guillaume a les doigts crochés sur sa carte, tente quelques paroles incohérentes sur la qualité de ses vêtements, me faisant passer pour un marin en goguette… Que se passe-t-il ?

 

                                                                                ET LE MAL SURVINT

 

Dans la montée de Montbrand, les choses empirèrent. Ils n'étaient plus eux-mêmes. Tout était prétexte à ralentir l'allure : des conversations oiseuses (prix des Michelin Alpin pour la 406 break, cours du kilo de tomate, valeur des actions GAN…) à une mauvaise appréciation du sentier (glissade, chute). Je compris alors : le malin les possédait. Le mal habitait leur esprit, les privant de leurs qualités légendaires. Où était le grand Patrick au corps massif et vigoureux, à peau épaisse, capable de remonter droit dans les pentes les plus abruptes ? Absent. Que faisait l'imperator Guillaume capable d'envoyer les plus fébriles dans les ornières les plus sauvages ? Rien. Et moi, j'étais là, devant, menant ce duo perdu, les rassurant parfois ("Hou hou, les enfants, Papa est là, regardez-moi !"), essayant toujours de restaurer un dialogue de bon sens et rationnel ("Oui Guillaume, à gauche ça veut dire là où le petit doigt est à l'extérieur"). Et ce n'était que le début.

 

   

photos : les forces du mal ont effectivement frappé fort !

 

La suite du trajet n'eut pas les accents d'Illiade et d'Odyssée prévus. Point de souffle lyrique, point de grandes envolées, oh non. J'étais condamné à sauver mes camarades et à jouer avec le malin qui avait décidé de les posséder. Une seule solution pour sauver les possédés : envoyer du gros. Je menai fort rythme bien conscient que l'allure imposée saperait les fondations du mal. Les paroles incohérentes ne sortaient effectivement presque plus, remplacées par des râles, des jurons lorsque le pied glissait. Nous menâmes un train élevé entre Autrans et le pas de Pertuzon. Tout juste Guillaume s'évertua-t-il à monter tel un AMX 30 alors que les conditions imposaient une 2 CV. Patrick retrouvait ses esprits, acceptait de se lâcher en descente malgré des lunettes récalcitrantes. La dernière partie de parcours permit à Guillaume de retrouver la plénitude de ses moyens et cette autorité naturelle dans le choix des chemins. Tel le légionnaire seul dans la brousse, il rassembla son énergie pour nous mener à bon port, balayant d'un revers de main les remarques de ses acolytes lorsqu'il se trompait. Patrick fut même touché par la grâce, enchaînant cabrioles et pirouettes, le tout dans cet esprit équanime (NDLR : d'humeur égale) si louable. 3h10 et 1100m de dénivelée plus tard, nous rejoignîmes la voiture et finîmes dans le torrent pour se décrotter (frais le torrent). Tout redevint normal. Guillaume faisait du Guillaume et Patrick du Patrick. Et je rentrai juste à temps pour chambrer un Médoc 95.

 

Andrézieux (Loire)

Pour une fois, ça n'est pas de compétition dont nous parlons, mais de formation. Chaque année, à Andrézieux, à la fin octobre c’est la semaine du Hors Stade, avec le stage de formation des entraîneurs. Ainsi, une centaine de candidats se sont retrouvés du Lundi 29 Octobre au Samedi 3 Novembre 2007 pour une session concernant la formation 1er degré dans le nouveau cursus fédéral (ancien Niveau 2). Les candidats venaient de toute la France... dont Rémi Bauer et Pierre Jaillot, nos CMI.

 photo : ils sont au fond

A noter que Eric Le Morvan, responsable de l'école d'athlé de CMI, suivra lui des stages spécifiques de formation fédérale à l'encadrement des plus jeunes. Merci à eux.

Varacieux (je sais, c'est pas le bout du monde, mais je ne résiste pas à l'humour des excuses fournies par Manu à ses collègues de trail pour son 1er jour en vétéran):

"J'avais tranquillement donné rendez-vous au groupe CMI Vinay pour lancer la saison 2008 et l'observer après 3 mois d'interruption. Donc, pas question de courir. J'arrive donc très détendu, sourire aux lèvres. J'accueille ainsi les membres du groupe, dispense quelques conseils mais doit régulièrement argumenter sur mon apparente défaillance des France ainsi que sur mon choix de ne pas courir aujourd'hui. Las. Je sens poindre la vindicte populaire et monter l'incompréhension autour de moi, habilement relayée par des "traîtres". Je crois même percevoir que mon aura d'éducateur pourrait être touchée. Il me faut alors prendre une décision. 
Et bien soit, je courrai. Pour faire plaisir, je remplis un formulaire d'inscription mais bute sur la distance : 7 ou 15 km ? Le choix est presque cornélien. Dois-je me résigner à prendre un courant d'air sur le 7 (au vu de la participation) ou y aller le coude gauche sur la portière en optant pour le 15 ?
Et puis, étant quasiment à jeûn (2 tasses de café-bio et une tartine de miel) je ne veux pas déranger la Croix Rouge. J'ajouterai également que la veille fut consacrée à comprendre pourquoi le Saint Emilion 95 vieillit toujours aussi bien.
 
 
 
Me voilà donc parti. Et j'ai déjà mal aux mollets. Puis, dans une descente, je m'échappe d'un troupeau de vétérans. Ce sera ensuite 10 kilomètres, seul, pour découvrir chaque bosse de ce beau profil. Les forces s'amenuiseront dans la dernière montée. L'alliance de la témérité et de la sagesse ont parlé : 4e au scratch, avec un foie qui ressemble à une bonbonne et une tête qui faisait du latin pour passer le temps. A l'arrivée, j'aurais ainsi pu dire cette parole, soufflée par Cicéron : poscunt majoribus poculis qu'on pourrait traduire par " ils demandent à boire dans des coupes plus grandes !"
Pas d'égarement, je ne pourrais vraiment pas figurer dignement au Sancy. Aujourd'hui, il m'a seulement fallu répondre à un camouflet et marquer mon territoire pour mes deux premiers jours de V1. Vive la France ! Emmanuel "

 

 

Norvège

Red Pulka Man (l'homme à la pulka rouge) est enfin de retour en Dauphiné après son raid de reconnaissance en Norvège (massif du Jotunheimen et îles Lofoten). Régis - accompagné de Sophie - était en repérages avant la traversée prévue l'an prochain. D'ici là, il est attendu pour encadrer l'école d'athlé et participer à des courses avec les copains...

 

 

La traversée du Vercors  

CMI: Arnaud Mantoux, Pierre Jaillot, Eric Le Morvan, Guillaume de France, Patrick Gomet

 

Leurs réactions en direct du café des sports de Corrençon

 

Dès 5h du matin, ce dimanche 17 juin, notre équipe prend les routes du Vercors  pour en découdre avec ce Trail. Nous arrivons au plateau de Beure, après un voyage agité en bus, ça fait du bien de s’arrêter. Un superbe petit déjeuner nous attend, avec sandwich fromage jambon cru, il nous faut bien ça pour refaire le plein.

Une explication rapide, voire confuse, de la course et le départ est donné à 8h30. Les coureurs doivent s’orienter selon les indications des GR 93 et GR 91, avec un plan remis au départ, aucun balisage spécifique. 

Au top départ, les jeux semblent être faits : Arno et Guillaume prennent les commandes de la course, dans un beau duel. Le reste de notre équipe, prudente, reste dans le peloton, à l’affût du moment opportun pour creuser l’écart. Le parcours est magnifique et nous traversons la réserve en longeant le Grand Veymont, le Canyon des Erges, la fameuse prairie de Darbounouse, haut lieu de la Résistance.

 

Au classement final, stupéfaction ! Au jeu des pronostics,  rien ne va plus :

5ème Patrick - 10ème Guillaume - 17ème Pierre - 18ème Arno - 19ème Eric : 4h13

Pourquoi d’un tel chamboulement et comment ont-ils vécu cette course ?

Retrouvons-les au café des sports de Corrençon pour les commentaires, devant une tisane (NDLR : l'honnêteté m'oblige à dire que cette tisane avait une drôle de couleur)

 

Patrick : "Bien qu’habitué à ce type d’épreuve, la course fut très difficile du fait de la nature du terrain truffé de lapiaz et cailloux exigeant une concentration intense. De plus c’était une première au niveau de l’orientation, pas de balisage, seulement les indications du GR. L’orientation étant mon point faible, je redoutais une erreur d’aiguillage qui m’aurait pénalisé au classement. Je suis surpris et satisfait par ma place au classement général, vu la qualité du plateau au départ. Un grand merci à Rémi et Marie pour leurs encouragements".

 

Arnaud : "Après un départ relativement rapide, je me retrouve dans le groupe de tête mais malheureusement nous nous égarons après seulement 6 km de course. A partir de ce moment, nous avons jardiné et je n’ai retrouvé que le bon parcours après un détour de 4,5 kms et une perte de temps de 30' environ. Le bon côté de choses : j’ai pris le temps d’admirer le paysage ! J’ai trouvé le parcours technique, peu évident à courir et finalement très dangereux pour les chevilles. Félicitations à Patrick qui a porté haut les coureurs de CMI".

 

Guillaume : "Une course sauvage et magnifique, pleine d’imprévus ! Un petit cafouillage de signalement dans les premiers kms a fait qu’aucun des concurrents n’a emprunté l’itinéraire prévu. La tête de course a fini par se perdre, et l’ensemble des autres coureurs a  intelligemment écourté le parcours en ayant su adapter sa navigation.

Donc pour ma part, 5km après un départ beaucoup trop rapide, je saisis l’opportunité de me perdre, ce qui m’impose une petite pause bien appréciée par mon palpitant. 2 à 3 km de hors-piste à la boussole et me revoilà sur le GR91. Je cours un long moment seul ce qui me laisse penser que tous les autres se sont égarés et que je suis seul en tête…Non, un coureur pointe à l’horizon : « Où sont les autres coureurs ». Il me répond : «Ils sont tous devant, je suis le dernier !» J’ai ainsi remonté les concurrents les uns après les autres, dont Eric et Pierre, et à mon grand regret pas Patrick que j’ai pourtant « chassé » sur les 15 derniers km".

 

Pierre (moqueur) : "Comme dirait Rémi, c'est quand même incroyable que Patrick, spécialiste en égarement dans la nature, soit devant ! Mais Guillaume et Arnaud, ce qui compte ce sont les résultats, pas vos explications foireuses... Moi, quand deux charmantes dames me disent d'aller là, je ne vais pas ailleurs ! (NDLR : l'organisation a dû réquisitionner un hélicoptère pour chercher des égarés). Sinon, je vais dire qu'à part mon estomac nauséeux à la fin, si je  n'avais pas décidé de rester avec Eric, j'avais des jambes top et le parcours était fait pour moi. Je bats le record de sobriété : 0,5 l d'eau aux 35 kms". (NDLR : depuis, on l'appelle le dromadaire de Tizin).

 

Eric : "J'ai souffert d'ampoules sur la fin. j'ai l'impression de marcher sur des hérissons..."

Pierre Jaillot : Marathon de Paris 2007

Les deux jours précédents ont été remplis de doutes sur mon état de forme ("p'tain, j'ai mal au jambes, j'suis lourd...") et sur la tactique à adopter : prudence ou risque?. Toutes les affaires prêtes la veille, bonne nuit. Lever 5h15. Petit déjeuner tranquille mais grosse chaleur annoncée. RER et première rencontre avec d'autres coureurs : "Ne prends pas
de billet, pour le marathon , on ne risque rien
." Contrôleurs et et 35 euros de prune ! ça commence bien ! Arrivée Place de l'Étoile vers 8h, grosse montée d'adrénaline ; je rentre dans le sas "3h". Avec toute l'eau bue, j'ai encore envie de faire pipi...

 Après tout s'enchaîne vite. Starter. La foule s'ébroue, on joue des coudes. Je pensais voir plein de choses et je ne vois rien. Les ravitos sont de belles bousculades. Quelqu'un me fait un croche-pied et je me rattrape in extremis. Tant pis, j'accélère au 19ème, tout va super. Le semi se passe en 1h29'15. Beaucoup d'encouragements (le prénom est marqué dans le dos). Voies sur berges que tous me prédisaient dures à cause de petites montées, une formalité. Pas de mur au 30ème km. Au 35ème ça commence à chauffer, cuisses et mollets béton. Je double toujours en me focalisant sur la ligne bleue au sol. Auteuil : là c'est carrément dur. Beaucoup marchent. Je bois une gorgée à chaque ravito et m'éponge la tête, le cou, les bras et les cuisses. Il fait horriblement chaud. Le ventre travaille... Rapide calcul: ça doit passer sous les 3h. Le 42ème km passe, lent mais pas trop dur. Bifurcation sur l'avenue Foch. Je vois le chrono. J'accélère pour tenter de passer sous les 2h59' pour marquer le point de régional. Loupé à 8" (NDLR : On ne t'en veut pas Pierre). Je lève le poing quand même de satisfaction. Je fais mon habituel arrêt "vomito" un peu plus loin. Je remonte le sas d'arrivée super long (au moins 500m). Mélange de joie, de fatigue, de vide en me disant que tous les efforts consentis à l'entraînement et familialement sont maintenant derrière moi. Bilan : 643ème sur près de 30 000. En essayant d'attendre les autres CMI, je discute avec deux coureurs. Super sympa. Bon la suite logique, les jambes douloureuses. J'ai explosé mon forfait pour dire ma joie à tous !! Retour en voiture avec des radars partout. Aujourd'hui, reste le plaisir et l'envie de repartir...

 

Trophée de la Meije  juin 2007

Ambiance montagne avec la Meije (altitude 3900 m), mais aussi l’air pur, les torrents, les prés couverts de fleurs, la forêt de mélèzes, le son des clarines… et une course de 23,6 km reliant tous les hameaux de La Grave où les habitants proposaient des ravitaillements et prodiguaient des encouragements.

Avec un départ à 15 heures, la chaleur était au rendez-vous. Côte sèche de 200m de dénivelé avant une belle descente en forêt. Puis longue succession de plat montant avant d'arriver au point culminant du parcours (2050 m) par une bosse bien sentie. Il fallait alors entamer un long retour vers la Grave en enchaînant des descentes entrecoupées de bosses qui laisseront des traces notamment pour les 2 derniers kilomètres. Thierry Icart s'envolait vers la victoire en 1h58. Pour CMI, Arnaud Mantoux finit 8e en 2h13, Emmanuel Bosc 15e en 2h21, Patrick Gomet 25e en 2h30 et Marie-Line Astier 86e en 3h37.

 

Ils ont dit :

Marie-Line : la bosse de 200 m de dénivelé m’a fait souffrir dès le début. C’est en haut que j’ai repris plaisir à courir et retrouvé quelques coureurs que je dépasserai par la suite.

La suite était plus roulante avec des faux plats montants puis une petite « bavante » pour arriver à L’aiguillon (2050 m). La course s’est finie par 2 km où Arnaud, Patrick et Manu sont venus me chercher. C’est encourageant de finir de la sorte. 

 

Arnaud : J’ai pris un départ relativement rapide avant d’attaquer la première bosse (raide) où je n’ai pas hésité à marcher alors que beaucoup d’autres couraient. La première descente m’a fait le plus grand bien et j’ai pu relancer correctement jusqu'à Villard d’Arène. Je me suis bien régalé dans la descente et j’ai terminé à ma main. En résumé : un bon entraînement avant la traversée du Vercors… où il faudra compter sur le sanglier de Vatilieu.

 

Patrick : un parcours magnifique avec une chaleur étouffante à prendre en compte dès le départ  dans la gestion de l’effort. Je me suis contenté de « dérouler », mon objectif étant la Traversée du Vercors. D’excellentes sensations sur l’ensemble du parcours, une organisation sympathique, bref une belle course avec une bonne bière à l’arrivée, comme quoi la vie c’est beau comme … un trail.

 

Emmanuel Bosc : L'ambiance de cette course est à souligner : l'envie de faire plaisir aux coureurs était le plus important. Les bénévoles avaient préparé les plats, fait cuire le pain. Une date à marquer d'une croix blanche pour l'an prochain.

Ma course ? La grâce d'un éléphant d'Hannibal traversant les Alpes, la puissance d'un pinson. Jamais dans un vrai rythme, des points de côté, des fautes de pied régulières, des jambes comme une vieille LADA (pléonasme?)… bref peu de sensations aujourd'hui. Mais cadre grandiose et quelle gentillesse des habitants. Et surtout énorme envie de revenir et profiter à fond de cette journée ! Il faudra simplement penser à amener la machine à bière, les organisateurs n'en  ont pas.

Emmanuel Bosc : Grimpée du Semnoz

Une belle course passant dans les forêts du Semnoz et coupant  plusieurs fois la route menant au sommet. Profil étonnant : type montée des 3 communes entre les km 0 et 5, très roulant entre le 5 et le 8, sacrées montagnes russes sur les pistes de ski de fond entre les km 10 et 13, et une descente rapide de 800 mètres pour finir. Le terrain : 60% de route et piste forestière pour 40% de vrai chemin large et sans aucun problème technique. La sensation qui reste est que c'est une course très roulante pour 1000 mètres de dénivelée ! Le brouillard persistant du sommet ne nous aura pas permis d'admirer les lacs d'Annecy et du Bourget ainsi que la kyrielle de massifs voisins.
Une jolie participation (plus de 450 concurrents) et un public présent grâce à la possibilité d'utiliser la route. Organisation tip top. Sacré densité de coureurs également puisque l'épreuve faisait partie du challenge national ASICS : une partie de l'équipe de la marque était donc là,  mais également de bons traileurs, de très bons raiders et les inévitables skieurs nordiques haut savoyard déjà très affûtés.
Résultats : victoire de Guillaume Fontaine en 59'05, 2e place pour le vainqueur 2006 Dupont JC relégué à 1'36, Dominique Braun achevant ce podium à 2'45, tous 3 seniors. Pour une course de reprise après l'Ardéchois, je finis 50e au scratch (28e senior) en 1h12'22, et André Vernay 2e V4 en 1h45. Patrick, merci de m'avoir permis d'avaler près de 2 500 mètres de dénivélé le week-end dernier, évidemment à allure "cool"...
Fiat minimis et patria. (ça ne veut rien dire mais ça passe plutôt bien)... Emmanuel

PS : Bernard, ce soir j'ai bu une bonne bière (Leffe pression) et du Saint Emilion. C'est grave ? - NDLR : ce qui est grave, c'est de ne pas m'en avoir rapporté !



Régis Cahn : Traversé de la Laponie en solitaire

Régis a accompli une nouvelle aventure en solitaire au nord du cercle polaire arctique, en Laponie : la traversée du massif de Kebnekaise, en tractant une pulka, le traîneau traditionnel lapon. Récit... "Le transfert aérien de Grenoble à Kiruna, ville minière suédoise aux portes de la Norvège, a du retard. Mauvais présage ? Arrivée à 2 heures du matin au milieu de sculpture de glace fantomatiques, mais tout le matériel est sauf… Ouf ! Ma crainte était de retrouver du matériel manquant ou endommagé. Un peu d’appréhension, car j’ai tant misé sur ce projet et je veux qu’il aboutisse". Régis consacre le dernier jour précédent le départ à trouver de l’essence pour le réchaud, faire des courses et prendre le train pour Abisko (encore du retard). Enfin la "Touristation" ! N'imaginez pas un bâtiment immense pour une cohorte de touristes : c'est une maisonnette esseulée près du terminus. Le vent est fort et la neige tombe. Mais les conditions sont favorables, départ immédiat :  "Mes premiers kilomètres sont très joyeux ! Exercice d’orientation et tests du matériel, tout fonctionne. Latitude 68°20 degré nord. Je décide de planter la tente par une nuit pas très froide" (NDLR : - 5°C sous la tente).

La seconde journée propose le lac d'Abiskojaure, face au vent violent ! Régis évite un long détour en skiant sur le lac gelé, puis traverse d'interminables forêts de bouleaux. La neige colle aux skis et la visibilité est mauvaise sous les flocons. Lente avancée : vitesse moyenne 3,4 Km/h. "Je plante la tente à l'abri de la forêt et j’ai la chance d’observer de très beaux lagopèdes. Au loin, des traces dans la neige et des huttes lapones en terre et en herbe près du lac. Le jour s'achève tôt, longues nuits en perspective". Le lendemain, étape de montagne difficile sous la pluie glaciale, face aux rafales de vent et dans la neige collante. La grêle vient achever le tableau. Il voulait du Grand Nord, il est servi ! "Je m’accorde des pauses pour boire un thé chaud. Un rayon de soleil fugace transperce les nuages, la montagne s’illumine un instant, puis une rafale fait tout disparaître dans la brume. Près d’Alesjaure, pas d'abri ni d'arbres. Où planter la tente ? Près d'une énorme congère à l’abri du vent violent. La tempête se lève vers 17h, je ne sors plus de la tente".

Direction Salka. La tempête à fait rage toute la nuit et la tente est plâtrée de neige et de glace. Deux heures dans le blizzard pour dégeler et ranger, même le duvet est givré. "Il faut faire attention de ne rien casser, de bien répartir les poids sur la pulka et veiller que la tente ne s’envole pas. J’ai toujours sur moi un petit sac contenant des gants de rechange et des aliments en cas d'urgence, et sur la Kungsleden (Voie Royale), je me repère à des croix de balisage... que je ne trouverai pas ailleurs". Passage du col de Tjäktjapasset à 1100 mètres d’altitude. Un troupeau de rennes d'une centaine de bêtes gratte la neige pour trouver de la nourriture, traces éphémères que la bourrasque efface aussitôt. Fin de l'étape dans une poudreuse harassante... Une tempête de neige s'abat : "C’est dans ces conditions que je vais monter la tente. Un très bel exercice, heureusement beaucoup répété. Je fabrique un mur pour me protéger du blizzard".

Nuit de tempête, encore, et - 8°C sous la tente envahie de neige pulvérulente soufflée par le vent ! "C’est une horreur ; il faut enlever sans cesse le givre et la neige dans la tente. Grosse journée dans le blizzard et la neige, transformée en glace, et une chute en fin d'étape, en me faufilant sur une rivière gelée non loin du mont Kebnekaise. De brèves éclaircies laissent apprécier le paysage magnifique. Le terrain m’oblige à enlever et remettre plusieurs fois les peaux de phoques". Après le refuge de Singi, Régis doit utiliser un masque pour se protéger les yeux et la bouche du vent de face. Les journées passent vite et les étapes s'enchaînent ! La neige s'estompe.

Cap enfin sur Nikkaluokta, l'arrivée. Ce matin, la neige se fait discrète, mais la rivière et le lac sont gelés et permettent de skier dessus. En plus, le vent violent pousse dans la bonne direction. "Pour une fois, l'étape sera rapide -  19 km en 2 h - mais elle mérite d'être attentif, car à certains endroits, le lac dégèle. Je me tiens vers le bord !". Grâce à une bonne préparation physique, mentale et matérielle et au soutien de ses partenaires, Régis Cahn a pu affronter sans trop de difficultés cette traversée en solitaire malgré une météo souvent hostile : " Les moments vitaux étaient le montage et démontage de la tente. Mais cette première expérience dans le Grand Nord me renforce dans ma volonté de découverte de ces contrées en hiver et en ski pulka". On l'aura compris, la passion de régis n'est pas prête de s'éteindre. Et dès le mercredi suivant, il retrouvait ses amis coureurs à pied tullinois pour un entraînement... sous le soleil.

Denis Bauer : Marathon de Buenos Aires (Argentine)

3h00'44"... Et là vous dites : "Il aurait tout de même pu faire l'effort de passer sous les 3h !"
Pour comprendre, l'ayant suivi pendant les mois de sa préparation, je vous propose des extraits de son "carnet de route" : J'ai attrapé un drôle de virus qui ne te lâche pas, qui te perturbe, te vide. J'ai pensé à renoncer à la course, car je n'étais vraiment pas bien. .. Le matin à 4h au réveil, j'ai la tête comme une pastèque,  transpirant de fièvre, un mal de gorge et des ganglions gros comme des melons. Orage toute la nuit, routes inondées, grosse pluie le matin, avec vent et froid... Perdu pour perdu, j'ai décidé d'y croire encore et de partir sur les bases prévues, kamikaze. Splach, splach, splach ! le bruit dans les baskets dès le départ... (Bonne) surprise, je ne me suis pas senti trop mal dans les premiers kilomètres, avec un rythme de 4'13, si bien que j'ai recommencé à y croire...
 
Du coup, je passe au Semi sur les bases prévues (pour faire 2h57') et je ramasse les premiers "morts". Au vu de mes sensations qui déclinent, je décide de me fixer comme seul objectif les 3h. J'y crois vraiment fort, j'ai de l'avance. Passage au km30, avec déjà les "grosses jambes" mais je continue d'y croire, d'autant que je ne ressens pas trop le fameux mur. Je pense surtout à bien m'hydrater, manger, etc. Puis, à l'amorce du km33, au bord du Rio de la Plata, sur les quais, vlan ! Vent de face et pluie. Baisser la tête, s'enfermer dans son monde, oublier les éléments, devenir une machine. Tu crois avoir souffert un max. Faux ! Tu peux toujours souffrir plus. J'y ai cru encore jusqu'au km40... Là, j'ai regardé la montre... et j'ai vu que j'avais perdu ma réserve ; il faut tenir encore 2km sur une base de 4min30. Et ce stade qui n'arrive toujours pas. C'est loin, j'en peux plus, c'est trop, c'est fini, j'y arriverai pas. J'ai failli m'arrêter. Coup de bambou énorme. On parle souvent du mur des 30km ; pour moi il aura été au km40.

Du km40 au km42, je titube, je n'arrive plus à courir droit, ma respiration s'emballe, je m'asphyxie, j'ai froid. J'ai dû terminer à 6min / kilo mais j'ai réussi à ne pas marcher, car je savais qu'il m'aurait été impossible de repartir. Les crampes ont attaqué les deux jambes. Je dépasse un concurrent encore plus à la dérive que moi. Il marche. C'est tentant de marcher. Si  je le regarde, je m'effondre comme lui. Obstacle  insurmontable : un trottoir. Au km42,  je passe la porte Marathon du stade, puis la piste, puis la ligne... sensation immense d'une très grande libération. C'est fini ! Des frissons me traversent le corps, et puis, plus rien, je suis par terre. Black out.

Sous la tente des médecins : la première chose dont je me souviens, c'est que quelqu'un me prend le pouls en me disant : "C'est bien, tu récupères, calme toi, redresse toi, tu t'es défoncé mon p'tit gars." Je suis allé chercher au plus profond de moi, mais ça n'a pas suffi. Pourtant je suis fier de moi, j'ai vaincu la souffrance, le résultat n'est pas si mal... Je pleure comme une madeleine, tout seul sur ma civière, sans vraiment savoir pourquoi. Des concurrents arrivent encore plus défoncés que moi, ils tombent comme des mouches... Je me retrouve dehors, sous la pluie battante... J'ai 30 mètres à parcourir pour aller rendre la puce... impossible à faire. Je n'arrive pas à me baisser pour défaire mes lacets et retirer cette sacrée puce. Numéro 1840. Je récupère ma  médaille, mon tee-shirt (taille S !).  Je discute avec des concurrents déçus de leur temps. Je me console un peu. Je marche vers la sortie du stade, je prends un taxi. Puis l'hôtel, la douche, l'avion. Le soleil apparaît sur Buenos Aires. Mon corps a déjà oublié cette douleur et cette impuissance ressenties dans ces dernières centaines de mètres. Aujourd'hui, je suis au travail, toujours grippé. Mais je souris, car ce soir je ne vais pas devoir m'entraîner. En tout cas, je tenais à vous remercier tous pour votre appui pendant ces quatre mois.


 

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